Club de Réflexion Noctua & Bubo (CRNB) -Think tank-

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Le Coran et le monde arabo-musulman


Le Coran, l'islam et l'islamisme

 Le Coran
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Coran : 6236 versets (âya), classés en 114 sourates, de la plus longue à la plus courte. Pas de chronologie.

 

 

La piété ne consiste pas à vous tourner vers l'Orient ou vers l'Occident ; la piété consiste à croire en Allah, au jour dernier, aux anges, au Livre et au prophète. Elle consiste aussi à partager son bien, en dépit même de l'attachement que l'on éprouve pour lui, avec les proches, les orphelins, les nécessiteux, ceux de la route, les "voyageurs", les quémendeurs, et pour l'affranchissement des esclaves. La piété consiste [enfin] en un respect de la prière et en une dépense effective de l'aumone légale. Dès lors, ceux qui honorent ces usages, quand ils auront tenu leurs engagements, et qui demeurent patients face à l'hostilité ou au moments difficiles ou douloureux, ceux-là sont ceux qui auront été les plus pieux. [Coran : sourate II, verset 177]

 

Le messager a cru au message qui lui a été révélé par le Seigneur. Tous les croyants ont cru en Dieu, à Ses anges, à Ses Livres et à Ses envoyés. Nous ne faisons aucune distinction entre aucun de ses prophètes. Ils ont dit : Nous avons entendu et nous avons obéi. Ton pardon, Seigneur, vers Toi, l'ultime demeure. [Coran : sourate II, verset 285]

 

 

Le messager d'Allah a dit : 

 

"Le Fort n'est pas celui qui terrase les gens dans la lutte, mais le fort est celui qui reste maître de lui-même dans la colère." [Hadith : Al Bukhârît]

 

 

 

 

 

 SOMMAIRE

1.REPÈRES (ou l'histoire du monde arabo-musulman en queques dates importantes).
2. QUI A ÉCRIT LE CORANT
3. LA CHARIA
4.LE VOILE ET LA REPRÉSENTATION DU PROPHÈTE MAHOMET
5.LA VIOLENCE DANS LES RELIGIONS 
6.LA PENSÉE CRITIQUE EN OCCIDENT
7.LE CALIFAT ABBASSIDE
8.L'ISLAMISME CONTEMPORAIN
9.LEXIQUE
10.PHOTOS (MONUMENTS, OBJETS D'ART, LIVRES, CARTES...)

 

 

 

 

 

1. ) REPÈRES

 

570 ou 571 : naissance à La Mecque de Muhammad / Mahomet ("Le Loué") de Qoraychite, fils d'Abdallah, qui mourut peu de temps avant sa naissance.

 

591-592 : le jeune Muhammad est employé par Khadidja, une riche héritière de La Mecque, qui sera aussi sa première épouse (à partir de 596).

 

610 : début à La Mecque de la Révélation coranique, dictée par l'Ange Gabriel au prophète Muhammad, et apprise par coeur par les premiers musulmans. Le Coran débute ainsi : "Lis au nom de ton Seigneur qui a créé. Il a créé l'Homme d'un grumeau de sang. Lis, ton Seigneur est le plus généreux. Il t'a permis de tout savoir, grâce à la plume, ayant ensigné à l'Homme ce qu'il ignorait". (XCVI, 1-5).

 

612-613 : début de la prédication.

 

619 : mort de Khadidja, épouse de Muhammad et première musulmane de l'Histoire. Décès d'Abu Talib, tuteur du Prophète durant sa jeunesse.

 

622 : HÉGIRE. Émigration de Muhammed à Yathrib, future Médine. Début du calendrier musulman.

 

620 : date présumée du voyage céleste du Prophète. Les premières conversions médinoises datent de cette période.

 

621 : conversion à l'Islam de plusieurs tribus du Hedjaz.

 

624-628 : Muhammed vainc les Mecquois près de Badr et finit par repousser les tribus coalisées lors d'une attaque contre Médine. Ses opposants juifs sont expulsés de Médine ou exterminés.

 

630 : en janvier, prise de La Mecque par Muhammad. Début de la soumission des tribus arabes. Destruction des 360 idoles que renfermait le temple sacré de la Kaaba. Institution du monothéisme musulman, avec sa capitale, La Mecque.

 

631 : Pèlerinage de Muhammad à La Mecque.

 

632 : Mort de Muhammad. Bref califat d'Abû Bakr, père d'Aisha. Début des invasions musulmanes en Irak.

 

633 : successeur de Muhammad, le premier calife   Abû Bakr réalise la conversion de tous les Arabes à l'islam.

 

634-644 : califat de Umar. Les musulmans s'emparent de l'Iran où l'Empire sassanide s'est effondré. Occupation de la majeur partie de la Syrie, de la Palestine et de la basse Égypte.

 

644-656 : assasinat de Umar. Califat de Uthman. Élaboration de la Vulgate uthmanienne. Conquête de la Perse orientale.

 

656-661 : assasinat de Uthman. Alî (gendre du Prophète) est nommé calife. Première guerre civile : Alî lutte d'abord contre ceux qui exigent qu'il livre les assasins de Uthman. Puis, lorsqu'il accepte de soumettre cette exigence à un tribunal arbitral, il s'oppose au kharijites, la secte des "sortants". Ceux-ci lui reprochent d'avoir préjugé de la décision d'Allah. En Syrie, Mu'âwiyia, parent d'Uthman, est déclaré calife.

 

661 : assassinat d'Alî par un kharijite.

 

661 à 750 : califat omeyyade (capitale : Damas, de 661 à 744, puis Harran, de 744 à 750).

 

660-680 : sous le califat de Mu'âwiyah (fondateur du califat omeyyade) se développe le souvenir idéalisé de Muhammad (hadiths). Hussein, fils d'Alî, et ses partisans sont massacrés à la bataille de Karballa, devenue jour de deuil pour les chiites.

 

685-705 : règne d'Abd al-Malik, sous lequel apparaissent les premières glorifications de Muhammad en tant que Prophète d'une religion indépendante du judaïsme et du christianisme. Il arabise la langue de l'administration, jusque-là assurée en persan ou en grec, officialise le Statut de dhimmi et crée une monnaie islamique sans représentation figurée. C'est sous son règne qu'est parachevé le codex coranique commencé sous Uthman.

 

■ Mahomet à été en contact avec les juifs à la Mecque et il semble plus proche d'eux que des chrétiens. Avait-il était formé à la foi de Moïse ? En 621, à La Mecque, Il avait demandé à ses fidèles de respecter le vendredi, jour de préparation du shabbat, qui devint par la suite le jour de la prière pour les musulmans ; à Médine, il exigea d'abord de ses fidèles qu'ils se tournent vers Jérusalem pour prier et adoptdent les mêmes interdits alimentaires que les juifs. Oui mais... Dans sa ville natale, les Quarayshites priaient déjà tournés vers Jérusalem. Abraham y étaient respecté comme le fondateur du sanctuaire mecquois, et des tribus païennes venaient prier sur son tombeau, à Hébron, en Palestine. Il existait aussi une secte adoratrice de Sirius, "l'étoile du chien", dont la ferveur étaient clairement monothéiste. Mahomet a peut-être était influencé par ces croyances.... En 624, en tout cas, c'est la rupture avec les tribus juives médinoises. Désormais, les musulmans doivent prier en direction de la Kaaba de La Mecque.

 

690 : construction de la mosquée Al-Aqsa à Jérusalèm.

 

696 : LA LANGUE ARABE EST RECONNUE COMME LA LANGUE OFFICIELLE DE L'ISLAM.

 

710 : toute l'Afrique du nord est musulmane.

 

711 : début de la conquête de l'Espagne.

 

732 : échec musulman devant Poitier.

 

749-750 : renversement des Omeyyades et prise de pouvoir des Abbassides, qui se présentent comme les descendants du Prophète ('Abbas ibn 'Abd al-Muttalib est un oncle paternel de Muhammad).

 

756 : fondation par un Omeyyade d'un émirat en Andalousie, l'émirat de Cordoue.

 

762 : fondation de Bagdad.

 

767-855 : fondation des quatre écoles théologiques du sunnisme : hanafisme, malikisme, shafi'isme, hanbalisme.

 

785-809 : califat d'Hârûn al-Rashîd ; guerre contre Byzance ; début du rationalisme théologique des Mu'tazilah (Mutazilites), provoqué notamment par la nécessité de défendre le dogme musulman contre les arguments rationnels des religions plus anciennes.

 

Vers 850-1000 : création des principales oeuvres de référence du sunnisme, fondement de la charia, sur le Coran et les hadiths (dits du Prophète).

 

929 : à Cordoue, 'Abd al-Rahmân III se proclame calife.

 

940 : occultation du douzième imam chiite.

 

980 : Naissance d'Avicenne, philosophe, médecin...

 

Vers 1000-1150 : le califat abbasside se lie au sunnisme, opposition frontale aux fatimides chiites.

 

1001 : première expédition musulmane en Inde.

 

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1031 : DATE PRÉSUMÉE DE LA FERMETURE DE LA PENSÉE CRITIQUE, LES PORTES DE L'IJTIHÂT.

 

1031 : fin du califat de Cordoue.

 

1037 : mort du philosophe Avicenne.

 

1038 : Début de l'offensive des Turcs seljoukides.

 

1043-1048 : conquête de la Perse par les Seljoukides.

 

1071 : les Turcs seljoukides prennent Damas.

 

1085 : reprise de Tolède (Espagne) par les chrétiens.

 

1096-1099 : première croisade. Les Francs prennent Jérusalèm le 15 juillet.

 

1126 : Naissance d'Averroès ('Abû-l-Walid Muhammad ibn Ruchd), philosophe, médecin... Commentateur d'Aristote.

 

1144 : début de la contre-offensive musulmane contre les Croisés.

 

Vers 1250 : apparition de la fête de la naissance du Prophètes. Se répand l'idée qu'il est "l'homme parfait".

 

1198 : mort du philosophe aristotélicien Averroès (Ibn Rushd).

 

1258 : LES MONGOLS S'EMPARENT DE BAGDAD. FIN DE LA DYNASTIE ABBASSIDE.

 

1453 : les Turcs ottomans s'emparent de Constantinople. Fin de l'Empire byzantin.

 

1492 : chute de Grenade et fin de l'islam espagnol. Découverte du continent américain par Christophe Colomb.

 

1501-1736 : dynastie safavide en Perse qui fait du chiisme duodécimain la religion de l'État.

 

1792 : mort d'Abd al-Wahhâb, père du wahhabisme. Développement d'une théologie prônant le retour au Coran et aux hadiths, sans prendre en compte le travail d'interprétation des siècles précédents.

 

1798-1801 : Expédition militaire et scientifique de Bonaparte en Égypte.

 

1805 : Mehmet Ali au pouvoir en Égypte. Politique de Réformes.

 

1806 : les wahhabites s'emparent de Médine et détruisent la plupart des tombeaux des personnages de l'islam primitif, dont celui de Mahomet.

 

1830 : début de la conquête française en Algérie.

 

1922 : Kemal Atatürk ("père des Turques") fonde la République Turque. Il instaure la laïcité et donne le droit de vote aux femmes.

 

1924 : Mustafa Kemal Atatürk abolit le califat.

 

1928 : fondation (par Hassan El-Banna) en Égypte des Frères musulmans.

 

1939-1945 : Seconde Guerre mondiale.

 

1945 : création, au Caire, de la Ligue arabe.

 

1947 : partition de l'Inde et fondation du Pakistan musulman.

 

1948 : proclamation de l'État d'Israël.

 

1956 : indépendance du Maroc et de la Tunisie.

 

1962 : fondation de la Ligue islamique mondiale. Indépendance de l'Algérie.

 

1979 : instauration de la République islamique d'Iran (chiite), dont l'ayatola Khomeini devient le guide suprême.1989 : fatwa contre Salman Rushdie par l'imam Khomeyni.

 

1979-1989 : guerre d'Afghanistan.

 

2001 : attentat d'Al-Qaeda contre les tours World Trade Center, à New York.

 

2001 : les inssurections populaires du "Printemps arabe" commancent en Tunisie et se propagent en Égypte, en Libye et en Syrie.

 

2012 : les Frères musulmans arrivent au pouvoir en Egypte.

 

2014 : élection démocratique en Tunisie.

 

 

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2.) QUI A ÉCRIT LE CORAN ?

 

Pas Mahomet, car il ne savait pas écrire. Durant 23 ans, il a reçu la Parole (d'Allah) de l'ange Djibril et l'a mémorisée pour la transmettre à ses disciples. Les plus lettrés ont noté ses propos sur des feuilles de palme, des omoplates de chameau et autres supports disponibles dans cette culture surtout orales.

Le Coran est le fondement même de l'islam (la soumission à Dieu) et de la civilisation qui en procède. Complété des dits, faits et gestes (les hadiths) du Prophète constituant la Sunna, il est pour les croyants  la source de toutes les règles de vie, de la culture et du dogme.

 

Le Coran est très généralement  tenu par les musulmans pour Verbe incréé : il n'a pas été créér par Dieu, il est attribut de Dieu. En apparence, tout est dit : le texte est immuable, ses commandements sont éternels. 

 

Othmann, le troisième calife (644-656), entreprit la recension du texte, choisit le meilleur, selon lui, des différents recueils coraniques et fit détruires les autres versions en circulation. Cette vulgate, objet de critiques de la part des chiites et de variantes orales, fut consolidée trois siècles plus tard. Elle est à l'origine du Coran actuel, figé pour l'éternité, qui n'admet ni variante ni analyse historique ou linguistique.

 

 

CE LIVRE UNIQUE PEUT-IL AVOIR DES INTERPRÉTATIONS DIFFÉRENTES ? 

Oui ! Et ne retenir que le sens immédiat et une attitude intégriste. D'ailleurs ses premiers exemplaires, destinés à des croyants connaissant déjà le texte, ne contenaient que des consonnes pour guider la lecture. D'où de multiples interprétations qu'il fut difficile d'ignorer quand les califes décidèrent de créer une écriture contenant tous les signes nécessaire à une lecture fidèle de la Parole. Mais il fallut trouver un consensus : les docteurs de la Loi acceptèrent les interprétations de 7 lecteurs irréprochables, dont quatre esclaves affranchis. Pas une de plus. Dès lors, toute autre lecture du Coran fut interdite. Tout n'est pas claire pour autant, car le Coran contient des passages dont on ne peut saisir la signification... Le prophète lui-même a dit : "le Coran est descendu selon quatre aspects : le licite et l'ilicite qu'il n'est permis à personne d'ignorer ; ce qui peut être expliqué par les Arabes ; ce qui peut l'être par des savants et enfin les versets mutashâbib que nul ne connaît hormis Allah. Celui qui, en dehors de Lui, prétendrait en posséder la science serait un menteur."

 

 

 

 

 

3.) LA LOI : CHARIA

 

Ainsi, si la première source de la Loi est le Coran, elle a également deux autres sources écrites : la Sunna (les hadiths/dits du Prophète), les propos, les actes et les décisions attribués au Prophète Mahomet ; et les décisions unanimes de la umma (communauté des musulmans) transmise sous la forme de textes. Quand au consensus des musulmans (ijmâ'), considéré comme la troisième source dans l'ordre hiérarchique des sources de la Loi, il est fondé sur plusieurs propos attribué à Mahomet. Il aurait dit par exemple : "jamais ma communauté ne se mettra d'accord sur une erreur". Les trois principales sources se présentant sous la forme de texte, la tâche essentielle du juriste consiste d'abord et avant tout à comprendre le sens des mots et des énoncés.

 

La loi est essentielle en islam, car elle vient de Dieu. Fondé sur les textes sacrés et le consensus de la communauté, le droit est la science par excellence, celle qui structure la société autant que l'indvidu.

 

Le juriste musulman ne lit pas le Coran comme n'importe qu'elle individu lit aujourd'hui n'importe quel écrit ; il n'essaie pas de le comprendre en faisant appel à sa seule intélligence ; c'est pour cela qu'il n'y a pas de place pour une exégèse personnelle. On ne recherche pas l'originalité ou la singularité, mais la conformité la plus stricte à la tradition. L'interprétation du Coran doit s'appuyer sur des autorités reconnues. Dans cette perspective, le juriste dispose d'un stock d'interprétations limité à propos de la totalité des versets, parmis lesquelles il fait un choix, qui coïncide la plupart du temps avec ceux faits par le courant auquel il appartient. Ainsi, par exemple, pour le voile féminin, il ne suffit pas de prendre connaissance des deux ou trois versets qui y ont trait, il faut connaître aussi l'ensemble des interprétations qui font autorité, sans oublier les propos du Prophète ou des imams (hadiths. Les écoles juridiques que nous connaissons aujourd'hui sont nées pour les plus anciennes au IXe siècle (hanafite, malikite, shafi'it...).

 

 

 

 

 

4.) LE VOILE ET LES IMAGES DU PROPHÈTE

 

LE VOILE : que dit le Coran ?

Une multitude de versets font références à la pudeur et à la respectabilité des femmes.  Si certains se réfèrent au premier chef aux épouses du prophètes, d'autres sont plus explicites. Par exemple, la sourate XXIII, verset 59 : "Ô Prophète, demande à tes épouses, à tes filles et aux femmes des croyants de rabattre sur elles leur voilette. C'est le meilleur moyen qu'elles ont de se faire connaître et de ne pas être importunée. Allah est celui qui pardonne et qui est miséricordieux." 

 

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Un médecin et sa patiente voilée dans un manuscrit datant du XVe siècle, signé du médecin irakien Ibn Butiân (v.1001-1066).

 

 

 

 

LA REPRÉSENTATION DU PROPHÈTE

Peut-on représenter Mahomet ?

 

Le Coran ne prend pas de position explicite par rapport aux images, mais il s'élève contre toute forme de culte idolâtre. C'est davantage dans les traditions prophétiques, les hadiths, que le rapport à l'image est traité avec le plus de détails et ces de ce matériel que se nourrissent la plupart des interprétations.

 

 

Le Coran

 

◾Sourate XXI, verset 57 : Ah grand Dieu, si on moins je pouvais jouer un mauvais tour à vos idoles dès que vous aurez le dos tournez !

 

◾Sourate XXI, verset 58 : Il les détruisit, à l'exception de la plus grande, dans l'espoir qu'il s'en prendraient à elle.

 

 

◾Sourate LIV, 24 : Il est Allah le Créateur, le Novateur, le Formateur. À Lui appartienne les plus beaux noms. Ses louanges son célébrées par tous ceux qui habitent au ciel et sur terre. Il est le Tout-Puissant, le sage.

 

 

 

◾Hadith de Bukhârî, titre LXXVI, chapitre XCII :

Le Prophète, au moment d'entrer, s'arrêta à la porte sans entrer. Aisha ajoute qu'elle dit alors : "Quelle faute ai-je donc commise ? -Que signifie ce coussin ? me dit-il. C'est, répondis-je, pour que tu t'y asseyes ou que tu t'accoudes dessus." Alors le Prophètes ajouta : les auteurs de ces images seront châtiés au jour de la résurrection. On leur dira : "Donnez la vie à ces créations. Les anges n'entreront pas dans une maison où il y a des images".

 

✔Les représentations de la vie du Prophète (souvent voilé ou représenté sous la forme d'une flamme), notamment son ascension au ciel, seront courante (à partir du XIVe siècle env.) en Iran et dans l'Empire ottoman.

 

La religion musulmane va développer très tôt une attitude qui exclut les images de l'usage rituel. Cela explique que les représentations de Mahomet et d'autres prophètes soient plutôt tardive et ne se trouvent que dans des manuscrits non destinés à la pratique religieuse.

 

EN CONCLUSION : "aucun verset du Corant ne semble interdire explicitement la représentation du Prophète Mahomet ; mais peut être que, pour un bon nombre de Musulmans, ce qui est blasphématoire est moins le fait de représenter le Prophète que la façon de le faire."

 

 

 

 

 

5.) LA VIOLENCE ET L'INTOLÉRANCE DANS LES RELIGIONS

 

Les fondations 

Les intégristes sont nés avec les monothéismes : les polythéimes antiques ne se pensaient pas détenteurs d'une vérité absolue.

 

Pour les trois grands monothéimes, il n'existe qu'un Dieu et un seul, le leur, et toute autre croyance relève de l'idôlatrie. Ils se fondent en quelque sorte sur l'exclusion, sur la séparation entre deux groupes antagonistes, fidèles et infidèles, croyants et incroyants, quelque soit le nom qu'on leur donne selon les époques. En conséquence, l'autre apparaît comme un adversaire qu'il faut amener à croire de gré ou de force. Même si le judaïsme à renoncé depuis longtemps à cette quête missionnaire, il ne le récuse pas et envisage la conversion de tous à la fin des temps. Quand au christianisme et à l'islam, il suffit de se retourner sur leur longue histoire de violence pour prendre conscience de leur volonté de domination universelle et exclusive.

 

 

 

 

Violence et intolérance dans l'islam 

 

La violence verbale est très prèsente dans les sourates médinoises, notamment contre les juifs, mais elle doivent être comprise dans son contexte historique et tribal.

 

 

 

→Quelques versets violents et intolérants extraits du Coran :

 

□ Sourate V,verset 51 - Ô vous qui croyez, ne prenez pas les juifs et les chrétiens comme alliès, ils sont alliés les uns pour les autres. Celui qui des vôtres, en fera des aliés sera dès leurs. Allah ne guide pas un peuple d'injuste.

 

□ Sourate IV verset 34 - Les hommes ont autorité sur les femmes en raison des privilèges que Dieu accorde à certains par rapport à d'autres et en raison des biens qu'il dépensent pour elles. En l'absence de leurs conjoints, les femmes vertueuses sont chastes. Elles préservent ce que Dieu à considéré devoir l'ètre. En revanche, celle dont vous craignez la sédition, ne vous mettez pas au lit avec elles, vous les reléguerez et vous les battrez, à moins qu'elles ne vous obéissent à nouveau, auquel cas vous les laisserez tranquilles, Allah étant au-dessus, il est le plus grand.

 

□ Sourate IV, verset 74 - Que ceux qui troquent la vie d'ici-bas contre la vie dernière combattent dans la voie d'Allah, car celui qui se bat au nom d'Allah, vainqueur ou vaincu, recevra de Nous une récompense.

 

□ Sourate IV, verset 76 - Les croyants combattent au service d'Allah, alors que ceux qui ne croit pas combattent au service de Taghout. Aussi, n'hésitez-pas à combattre les partisans de Satan car la ruse de Satan est si faible.

 

□ Sourate II, verset 223 - Vos femmes sont un champ de labour pour vous : cultivez votre champ de la manière qui vous convient, et oeuvrez pour vous-même préalablement. Craignez Allah et sachez que vous allez Le rencontrer. Apporte [ô Prophète] la bonne nouvelle aux croyants.

 

□ Sourate IX, verset 5 : Lorsque les mois sacrés se seront écoulés, combattez les idolâtres là où vous les trouverez. Prenez-les et attendez-les en embuscade. S'il se repentent, se mettent à prier et s'aquittent de leur aumône, vous les laisserez en paix. Allah est Celui qui pardonne, il est miséricordieux.

 

Précision : ne retenir que le sens immédiat est une attitude intégriste ; la contextualisation est un outil nécessaire à une juste compréhension des textes.

 

 

Violence et intolérance dans la Bible et Nouveau Testament 

Bible (hébraïque) / Ancien Testament : Juifs et Chrétiens 

Nouveau Testament : Chrétiens 

 

 

→Versets violents de la Bible et du Nouveau Testament :

 

□ Bible, Deutéronome 20 : 10-17 - Quand tu t'approcheras d'une ville pour l'attaquer, tu lui offriras la paix. Si elle accepte la paix et t'ouvre ses portes, tout le peuple qui s'y trouvera te sera tributaire et asservi. Si elle n'accepte pas la paix avec toi et qu'elle veuille te faire la guerre, alors tu l'assiegeras. Et après que l'Éternel, ton Dieu, l'aura livrée entre tes mains, tu en feras passer tous les males au file de l'épée. Mais tu prendras pour toi les femmes, les enfants, le bétail, tout ce qui sera dans la ville, tout son butain, et tu mangeras les dépouilles de tes ennemis que l'Éternel, ton Dieu, t'aura livrés. C'est ainsi que tu agiras à l'égard de toute les villes qui sont très éloignées de toi, et qui ne font point partie des villes de ces nations-ci. Mais dans les villes de ces peuples dont l'Éternel, ton Dieu, te donne le pays pour héritage, tu ne laisseras la vie à rien de ce qui respire.

 

□ Le Nouveau Testament, Évangile, Jean 2 : 14-15 - Il [JÉSUS] trouva les vendeurs de boeufs, de brebis et de pigeons ainsi que les changeurs de monnaie installés dans le temple. Alors il fit un fouet avec des cordes et les Chassa tous du temple, ainsi que les brebis et les boeufs. Il despersa la monnaie des changeurs et renversa leurs tables.

 

 

 

 

Violence et intolérance dans les religions monothéistes 

 

De la substance des Textes

 

Oui, il y a une part de violence et d'intolérance dans les Livres saints : et ceux qui ne perçoivent pas ce facteur, prouvent leur consentement ;

 

Oui, les religions tendent à construire des certitudes considérées comme absolues chez une part plus ou moins importante de pratiquants : et ceux qui ne perçoivent pas ce facteur, défavorisent le scepticisme, la remise en question, la tolérance et la prééminence de la raison nécessaires à l'évolution des groupes humains ; 

 

Oui, les Textes sacrés ont le pouvoir de faire le "bien" ou le "mal" lorsqu'ils participent à l'éducation de nos jeunesses : et ceux qui ne perçoivent pas ce facteur, jugent par projection identitaire, et oublient que chacun d'entre-nous juge à l'aune de son jugement critique, et donc, de sa propre sensibilité : un élément qui échappe en grande partie à l'éducation parentale.

 

 

(Vlasios Maximus, CRNB)

 

 

 

 

 

 

Jesus-cleansing-the-temple+.jpegJésus chasse les marchands du temple.

 

 

330px-Gutenberg_Bible.jpegBible imprimée par Gutenberg et ses associés entre 1452 et 1455. Cet ouvrage est le premier Livre imprimé en Europe à l'aide de caractères mobiles.

 

 

 

 

 

6.) FACTEURS AYANT FAVORISÉ L'ÉMERGENCE DE LA PENSÉE CRITIQUE, DU RATIONALISME ET DE LA DÉMOCRATIE EN OCCIDENT

 

□ Il y a une différence entre les trois monothéismes qui semble essentielle : la séparation qui existe d'emblée, dans le christianisme, entre le spirItuel et le temporel. Jésus proclame dans l'Évangile : 

 

"Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu." ("laïcité").

 

Rien de tel dans l'Islam, où la foi nouvelle se taille un empire à la pointe de l'épée. La confusion du profane et du sacré lui est donc consubstentielle. Comme elle l'est dans le judaïsme.

 

□ La Bible ("en partie Parole de Dieu"), ordonne d'"écouter les Sages de sa génération" [Bible/Parachat choftim, Devarim chap.17 versets 8 à 11].

 

 

■ Le Coran est percu par la majorité des musulmans (sunnites) comme un texte incréé : "Il est la Parole d'Allah (Dieu)", son texte est immuable, et il n'existe pas de clergé pour l'ensemble des musulmans ; d'où les difficultés de réformes. Les chiites (env. 15% des musulmans) disposent d'un clergé (les ayatollas en Iran). Ils sont surtout présent en Iran, en Irak et au Bahreïn. Pour eux, le Coran est une oeuvre humaine, et contrairement aux sunnites, ils ne sont pas fidèle à la Sunna.

 

□ Dans le christianisme, l'État a précédé la religion ; Jésus prêche dans une Judée soumise à Rome. Cet Empire romain, il a fallut s'en accommoder. Jésus proclame dans l'Évangile : "Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. Il existe donc deux royaumes, l'un ici-bas et l'autre dans l'Au-delà (Laïcité) C'est fondammentale ! S'il fallait trouver une seul explication au décollage de l'Occident, c'est là qu'il faudrait le chercher. Le dogme de l'incarnation du Christ approndira la ressemblance entre l'Homme et Dieu, et donc, la transcendance humaine sur le monde. Dans cette tension entre foi et raison, inhérente au monde occidental  s'est glissée l'esprit de liberté, de curiosité scientifique et d'autocritique qui a manqué à d'autres civilisations."

 

LA LAÏCITÉ ET CERTAINEMENT LE MOTEUR DU PROGRÉ.

 

" Les guerres de religion sont souvent le fait de ceux  qui n'admettent pas cette séparation du politique et du religieux.

 

C'est aussi les tensions entre la foi et la raison qui ont permis à la civilisation arabo-musulmane de devenir une brillante civilisation culturelle, philosophique et scientifique, entre le VIIIe et le XIIIe. 

 

 

 

 

 

7.) LE CALIFAT ABBASSIDE (750 à 1258) OU L'ÂGE D'OR DE L'ISLAM

 

Du VIIIe au XIII siècle de notre ère, une civilisation domine une bonne partie du monde : la civilisation arabo-musulmane.

 

Le califat de Cordoue (omyyade) brille de tout son éclat. L'Empire des Almohades et celui des abbassides sont immenses. À l'est, le monde musulman touche la Chine ; à l'ouest, à une Europe chrétienne alors en quête d'unification.

 

Une si grande étendue est par nature disparate. Sans une langue est une religion partagée par tant de peuples, on ne pourrait parler d'une civilisation unifiée. Jusqu'à quel point, d'ailleur, l'était-elle ?

 

Cette langue -l'arabe littéraire du Coran- n'est en effet pas celle de tous. Elle est celle d'une élite qui gouverne, administre, écrit et étudie. Celle, surtout, de cette communauté savante et cosmopolite qui, ayant traduit les grands textes grecs, produira ce corpus nouveau en mathémathique, physique ou médecine. Un corpus réputé aux quatre coins du monde. 

 

La religion, quant à elle, n'est pas unitaire. Défendue par des lignées rivales, la parole du Prophète vat se trouver représentée par deux grands mouvements, le shi'îsm et le sunnisme, à la tête desquels se trouvent des dynasties concurrentes.

 

■ Ce conflit oppose deux mouvements politiques et idéologiques. Le premier regroupe les partisans de Alî (gendre du Prophète) qui seront à l'origine du shi'îsme. Le second, qui appuie Mu'âwiya, prône l'obéissance à l'ordre établi tant que la Sunna (ou Tradition du prophète) est respectée. Il donnera le sunnisme.

 

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Alî, gendre de Mahomet, affronte les mecquois lors de la bataille de fossé, en 627. Image tunisienne du XIXe siècle.

 

 

 

 

La dynastie des abbassides (sunnites), fondée par As-Saffah et issue d'un oncle de Mahomet, Al-Abbâs, fera de Bagdad sa capitale, et sera associée aux plus grandes réalisations techniques de cet Âge d'or.

 

Grâce aux premiers califes abbassides et à l'appui de mécènes issus des grandes familles de vizirs, de très importants centres de savoirs se mettent en place, la fameuse Maison de la Sagesse à Bagdad et la Maison de la Science au Caire. Si l'empire arabe n'existe pas politiquement, une aire culturelle, en revanche, s'est définie, où s'épanouit très vite une civilisation brillante.

 

Du VIIIe au Xe siècle, sont éclat dépasse celui de la civilisation byzantine, et malgré l'antagonisme religieux, il contribue largement à l'éveil  de l'Occident chrétien. La civilisation arabo-musulmane a développé un art original, une musique et une poésie raffiné. Au VIIe siècle, Madjnun, "le fou" de Layla, forge le thème de l'amour transi qui inspirera la littérature courtoise du Moyen Âge occidental.

 

La civilisation arabo-musulmane a su aussi tirer parti des acquis astronomiques, mathématiques, médicaux de l'Antiquité et les prolonger : c'est elle qui invente l'algèbre. C'est par son intermédaire, et sous forme de traductions arabes (souvent transmises par des chrétiens et des juifs), que les occidentaux ont découvert les penseurs et les mathématiciens de la Grèce antique  (Aristote,  Ptolémé, Pythagore,...)

 

Cette période d'éclosion de la connaissance et de la science s'accompagne également de la création de deux types d'écoles. Les écoles de science rationnelles, fondées sur l'usage de la raison ; et les écoles d'enseignements des sciences dites traditionnelles, qui regroupent les sciences du Coran.

 

"POUR LES SAVANTS, LA RAISON EST UN MODE D'ACCÈS À LA VÉRITÉ."

 

Les savants de cette époque ne sont pas spécialisés dans telle ou telle discipline. Et surtout, ils voyagent à travers le monde islamique pour dispenser leurs connaissances à des élèves. Un savant enseignant peut être, par exemple, mathématicien, philosophe, botaniste et médecin.

 

■ Jusqu'au XIIIe siècle, l'Empire abbasside sera la plus brillante civilisation de cette époque.

 

Mais depuis le XIe siècle, d'importants changements ont lieu : la présence des croisés, des révoltes d'esclaves, l'invasion des Turcs seldjoukides, l'émergence de très importantes communautés mystiques sunnites, jusqu'à lors très peu nombreuse et réduite, et des tensions toujours plus prononcées entre chiites et sunnites.

 

1019-1031 : le calife al-Qadir interdit toute nouvelle interprétation du Coran. C'est un coup d'arrêt brutal au développement de l'esprit critique et aux innovations intellectuelles et scientifiques.

 

Tous ces facteurs expliquent le recul des sciences rationnelles (raison) au profit des sciences traditionnelles (spiritualité, Coran).

Créées pour contenir l'influence du shi'îsme, les écoles de sciences traditionnelles sunnites (madrasas) supplantent, à partir du XIIIe siècle, celles des sciences rationnelles. 

 

■ L'hommes est désormais invité à s'en remettre, pour tout, à la volonté de Dieu. Le destin de l'Homme bascule alors définitivement entre les mains de Dieu, et de là, la raison ne doit plus intervenir. Le monde arabo-musulman des Abbassides plonge alors dans les ténèbres de l'obscurantisme.

 

1198 : mort d'Averroès, le commentateur d'Aristote. Le coeur du dernier grand penseur originaire de Cordoue a cessé de battre... Le génie s'en est allé...

 

1258 : les Mongols détruisent Bagdad. Fin des Abbassides.

 

■ 1924 : Mustafa Kemal (Atatürk) abolit le califat et instaure la "Laïcité" en Turquie.

 

 

 

 

 

8.) L'ISLAMISME CONTEMPORAIN

 

1re matrice : 

1979 - La Révolution iranienne. Après 50 ans de laïcisation sous le règne du shah, l'ayatollah Khomeny prend le pouvoir et restaure la loi de Dieu

 

 

2ième matrice :

1979-1989 - Guerre en Afghanistan. Le 24 décembre 1979, l'URSS envahissait l'Afghanistan (pour maintenir par la force un gouvernement communiste à Kaboul). Ce conflit, longtemps considéré à travers le prisme de la guerre froide, fut en fait la matrice du terrorisme islamiste contemporain.

 

Ce que les soviétiques n'avaient pas prévu, c'est qu'il se battraient non seulement contre des groupes de résistance afghans, mais aussi contre l'ensemble du monde musulman. Un "jihad", une "guerre sainte", est lancé contre l'Armée rouge, qui a envahi une terre d'islam. Moscou, qui comptait de nombreux clients dans le monde Arabe (la Syrie, la Palestine, le Yémen du sud, l'Algérie,etc.) ne s'y attendait pas. Mais les Américains  (qui luttent contre le communisme) et leurs alliés saoudiens vont encourager les Oulémas  (les juristes et théologiens "docteurs de de loi" à proclamer le jihad).

 

Même si l'Iran essaie de mobiliser le monde musulman contre le "Grand Satan" américain ; les États-Unis, en aidant à financer le "jihad" afghan, réussissent à dévier le coup et à faire de l'URSS l'ennemi par excellence de l'islam radical.

 

Des combattants- jihadistes vont venir du monde entier (Arabie saoudite, Yémen, Algérie, Egypte, Pakistan, Philipines... Et même quelques jeunes des banlieues françaises) pour mener la "guerre sainte" contre l'invasion soviétique aux côtés des "moudjahidins" afghans. Le Saoudien Oussama Ben Laden a fait ses premières armes lors du conflit afghan. Le groupe D'Al-Qaida est né à cette occasion. Et celui-ci est très représentatif d'une nouvelle forme d'islamisme qui naît alors.

 

Auparavant, deux courants islamistes coexistaient sans se méler : d'un côté, les Frères musulmans, des islamistes dits modernes qui, dans la lignée de l'Égyptien Sayed Qotb, penseur radical des années 1960-1960, cherchaient à mobiliser les masses selon le modèle occidental des partis politiques ; de l'autre côté, les salafistes, qui avaient une vision figée, littérale, des textes sacrés, fondée sur l'autorité des oulémas, en particuliers saoudiens.

 

LE CONFLIT AFGHAN VA ENTRAÎNER UNE FUSION DE CES DEUX COURANTS ; PARFOIS APPELÉ LE "SALAFISME JIHADISTE", IL MÊLE L'ULTRA-RIGORISME DU SALAFISME ET LA DIMENSION POLITIQUE, VOIRE VIOLENTE, DE L'ISLAMISME DES FRÈRES MUSULMANS.

 

À la fin du conflit, le pays sombre dans l'anarchie. Le régime pro-communiste ne tombe qu'en 1992. Les partis afghans se battent entre eux. C'est dans ce contexte que les talibans conquièrent le pouvoir en 1996. Ils sont donc eux aussi, le produit de la guerre d'afghanistan.

 

Quand aux jihadistes venus du monde arabe, pour eux, la guerre d'afghanistan fut une grande victoire. Après 1989, il rentrent chez-eux et s'efforcent d'y implanter les formes de guérillas qu'ils ont apprises. Le salafiste jihadiste devient le fer de lance des mouvements islamistes : en Algérie, en Égypte, en Bosnie...

 

Dans les années 2000, alors que ces guérillas ont échoué, ces mêmes islamistes, Al-Qaida en tête, passent au terrorisme. Et le monde occidental, les États-Unis en tête, deviennent leur cible.

 

Les attentats du 11 septembre 2001 n'auraient pas été possible sans l'expérience afghane. Celle-ci a joué un rôle de matrice pour le terrorisme islamiste.

 

 

■ Jihad : le mot signifie "effort" en arabe. Individuellement, il s'agit de l'effort pour être un bon musulman ; mais socialement, cela peut signifier la "guerre sainte". Une fois lancé, chaque musulman est "censé" y répondre en prenant les armes.

 

 

 

 

 

9.) LEXIQUE

■ Hidjab : littéralement, "celui qui empêche" ; le hidjab désigne couramment le voile ou l'ensemble du vêtement qui couvre les femmes.

■ Niqab : voile couvrant le visage, à l'exception des yeux.

■ Imam : dans l'islam, toute personne qui dirige la prière en commun. Dans la tradition chiite, c'est un guide spirituel et temporel.

■ Intégrisme : mouvement de résistance aux idées modernes dans l'Église. On l'applique aujourd'hui aux extrémistes de toutes les religions.

■ Charia : loi islamique, directement inspirée du Coran et de la pratique du Prophète. Son application stricte est le point de convergence de la nébuleuse fondamentaliste.

■ Chiisme : l'une des trois principales branches de l'islam, avec le sunnisme et le Khardjisme. Elle regroupe environ 15% des musulmans. Aux yeux des chiites, c'est Ali et sa descendance par son fils Husayn, que revient la succession du Prophète, qu'ils nomment imamat plutôt que califat. Cette succession s'étant à la conduite de l'État et aussi à l'interprétation de la Révélation. La Révolution iranienne a fait croire que les intégristes musulmans étaient chiites. C'était sans compter sur les talibans (sunnites) et Al-Qaida.

■ Sunnisme : ce courant majoritaire de l'islam, qui représente 85 à 90% des musulmans, se réfère au Coran, livre révélé à Mahomet, et aussi aux actes du Prophètes et à leur interprétation par ses compagnons énoncés dans la sunna, comme source législative.

■ Halal : "licite" en arabe. Désigne ce qui est permis pour les musulmans, par opposition à ce qui est haram (souillé ou sacré), et ne doit donc pas être touché ou consommé. Ces règles concernent notamment l'alimentation.

■ Hadiths : paroles, faits ou gestes du Prophète. L'ensemble des hadiths constitue la Sunna. Ils ont été transmis par les compagnons du Prophète Mahomet.

■ Soufisme : de l'arabe tasawwuf, désigne en générale la mystique de l'islam bien qu'il relève de l'ésotérisme le plus pur. Cette approche de l'Islam remonte à la fin de VIIIe siècle.

■ Sourate : chapitre du Coran.

■ Islam : "soumission, abandon à Dieu."

■ Hégire : de l'arabe : hijrah, séparation, émigration. En 622, Mahomet quitte La Mecque pour se réfugier à Yathrib, future Médine. Cette "hégire" est traditionnellement considéré comme le début de l'ère musulman.

 

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"Cette civilisation musulmane, maintenant si abaissée, a été autrefois très brillante [...] Elle a été, pendant des siècles, la maîtresse de l'Occident chrétien. Pourquoi ce qui à été ne serait-il pas encore ? [...] Y a-t-il eu réellement une science musulmane ou, du moins, une science admise par l'islam ? [...] Pendant cinq cents ans environ, il y a eu dans les pays musulmans des savants, des penseurs très distingués." -Ernest Renan (1823-1892), écrivain et philosophe

 

 

 

 

10.) PHOTOS (MONUMENTS, OBJETS D'ART, LIVRES, CARTES...)


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Coran d'Othman, fin du VIIIe début du IX, le ou l'un des plus ancien Coran du monde. Origine : Médine→Tachkent.

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Coran d'Othman.

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Coran originaire du Yémen. 200 après l'Hégire. Certainement le plus vieux Coran du monde.

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Coran originaire de Chine. VIIIe-IXe siècle. Un des plus ancien du monde.

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Le plus grand Coran du monde.

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Le plus petit Coran du monde.

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Page du Coran. VIIIe siècle.

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La Kaaba au sein de la Masjid al-Haram ("La mosquée sacrée").

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La mosquée d'al-Aqsa.

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La mosquée de Médine.

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La Grande mosquée de Kairouan.

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Mosquée de Kairouan.

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Livre de hadiths (avec authentification).



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Averroès / Ibn Rochd (1126-1198), originaire de Cordoue. Fondation de la raison métaphysique ; philosophe, théologien rationaliste islamique, avocat, médecin et politicien musulman.

 

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Averroès


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Mohamed Talbi (1921), universitaire et islamologe tunisien, docteurs es lettres/histoire. Pour une lecture vectorielle du Coran qui consiste à prendre en compte l'intentionalité du Livre saint et non pas les jugements émis à une époque révolue.

 

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AVANT L'ISLAM ? : le cultes des pierres...















30/01/2016
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