Club de Réflexion Noctua & Bubo (CRNB) -Think tank-

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De l'éducation

  

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DE L'ÉDUCATION

 

L'oeuvre d'Émile Durkheim (1858-1917) est essentielle en sociologie de l'éducation. Contre les conceptions humanistes et spiritualistes de son temps, Durkheim affirme que l'éducation est un fait social : « chaque société, considérée à un moment déterminé de son développement, à un système d'éducation qui s'impose aux individus avec une force généralement irrésistible ».

 

L'éducation ne peut donc pas être définie dans l'absolu, elle varie d'une époque à l'autre au cours de l'histoire et d'un groupe social à l'autre au sein de chaque société. Durkheim propose donc la définition suivante:

 

« L'éducation est l'action exercée par les générations adultes sur celles qui ne sont pas encore mûres pour la vie sociale. Elle a pour objet de susciter et de développer chez l'enfant un certains nombre d'états physiques, intellectuels et moraux que réclament de lui la société politique dans son ensemble et le milieu spécial auquel il est particulièrement destiné. »

Cette définition fait l'objet de critiques, car on lui reproche de mettre unilatéralement l'accent (dans une perspective fonctionnaliste) sur l'adaptation des individus aux attentes de la société. Cependant, selon P. Fauconnet (1874-1938), on aurait tort de reprocher à Durkheim de négliger l'individu :

 

« si éduquer c'est socialiser, concluons que, selon Durkheim, il est possible d'individualiser en socialisant ».

 

 

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LE SYSTÈME ÉDUCATIF FRANÇAIS : UNE MISE EN PERSPECTIVE

 

On peut faire remonter l'existence d'un système éducatif à l'Antiquité ou au Moyen Âge, mais en réalité, la "forme scolaire" et beaucoup plus récente. Elle émerge aux XVIIe et XVIIIe siècles" (avec des collèges de jésuites et les établissements gérés par les Frères des Écoles Chrétiennes) et se développe aux XIXe et XXe siècles. Pour que la forme scolaire s'impose comme mode centrale de socialisation, il a fallu que de nombreuses transformations sociales et culturelles s'accomplisent : invention de l'enfance, importance croissante du savoir abstrait et recul de la formation par la pratique, montée de l'individualisme sociologique, sécularisation.

 

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L'ÉCOLE EN FRANCE AU XIXe ET XXe SIÈCLES : QUELQUE FAITS MARQUANTS

 

1802 : Création des lycées de garcons

 

1833 : Loi Guizot (obligation à toutes les communes de plus de 6000 habitants d'avoir une école primaire supérieure)

 

1850 : Loi Falloux (reconnaissance de la coexistence des écoles publiques et privées)

 

1867 : Création des cours secondaires de jeunes filles

 

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Jules Ferry (1832-1893)

 

 

1881 : Loi Jules Ferry rendant l'enseignement primaire obligatoire (jusqu'à 12 ans) et laïque

 

 

1919 : Loi Astier sur l'enseignement technique

 

1924 : La durée, le programme et la finalité des enseignements secondaires masculins et féminins deviennent identiques

 

1936 : Loi instaurant la scolarité obligatoire jusqu'à 14 ans

 

1947 : Plan Langevin-Wallon

 

1959 : Prolongation de la scolarité obligatoire jusqu'à 16 ans

 

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1959 : Loi Debré sur l'enseignement privé (contrat avec l'État)

 

1966 : Création des IUT

 

1968 : Réforme de l'université (E. Faure) à la suite des événements du mois de mai

 

1975 : Loi Haby sur le collège unique

 

1985 : Fixation de l'objectif "80% de chaque classe d'áge au niveau du baccalauréat"

 

1989 : Loi d'orientation sur l'éducation. Création des Institut Universitaires de Formation des Maîtres (IUFM)

 

2003 : Débat national sur l'École sous la responsabilité d'une commission présidée par C. Thélot

 

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2005 : Loi d'orientation et de programme sur l'école (Loi Fillon)

 

2013 : Loi d'orientation et de programmation pour la refondation de l'école de la République

 

2014 : Nouvelle organisation du temps scolaire à l'école

 

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QUI EST LE MAÎTRE ?  QUI EST L'ÉLÈVE ?
Alors que le petit Ericsson regardait son père qui essayait de faire rentrer un veau dans une étable. Le père tirait fort sur la corde mais le veau se cabrait et refusait d'avancer. Le petit Ericson éclata de rire et se moqua de son père. Le père lui dit : "Fais mieux, si tu te crois si malin."
Alors le petit Ericsson eut l'idée, plutôt que de tirer sur la corde, de faire le tour du veau et de tirer sur sa queue. Aussitôt, par réaction, le veau poussa en avant et entra dans l'étable.
Quarante ans plus tard, cet enfant inventait "l'hyptose éricssonienne", une manière d'utiliser la sollicitation douce et la sollicitation paradoxale afin d'amener les patients au mieux-être. [Source : Bernard Werber]

 

 

 

POINTS COMMUNS

 

En 1970, le psychologue Abraham Maslow décide d'étudier les hommes et les femmes qui ont fait un usage exceptionnel de leur potentiel. Il commence par étudier quelque grandes figures historiques telles que Spinoza, Thomas Jefferson, Abraham Lincoln, Jane Addams, Albert Einstein et Eleanor Roossevelt. Et il en déduit quelques caractéristiques communes à ces êtres qui sont parvenus à un accomplissement personnel satisfaisant.

 

- Ils sont capables de tolérer l'incertitude.
- Ils sont spontanés en matière de pensée et d'initiative.
- Ils sont centré sur le problème plutôt que sur leur intérêt personnel.
- Ils ont un bon sens de l'humour.
- Ils résistent à l'endocrinement sans être "anti-conventionnels par pricipes".
- Il sont préocupés par le bien-être de l'humanité.
- Ils sont capables de comprendre en profondeur les multiples expériences de la vie.
- Ils établissent des relations satisfaisantes avec peu de gens plutôt que des relations superficielles avec un grand nombre.
- Ils gardent un point de vue objectif.  [Source : Bernard Werber]

 

 

 

 

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"Le Penseur", d'Auguste Rodin (1840-1917)

 

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Timon de Phlionte (325-235 av. notre ère), philosophe grec "sceptique" héritier de la pensée de Pyrrhon d'Élis. Il est considéré comme le théoricien de Pyrrhon ("le fondateur du pyrrhonisme : scepticisme")

 

 

 

LE TEMPS S'ÉCOULE... 

 

«Toujours en mouvement, le temps s'écoule...

 

Les sentiments sont confus et s'entremêlent : souvenir d'un passé qui n'est plus, peur d'un avenir incertin...

 

Dans ce monde qui change, certaines valeurs appartiennent au passé et n'alimentent que la haine et l'incompréhension. L'incompréhension entre les générations, l'incompréhension entre les peuples...  

 

Dans ce monde en perpétuel mouvement, même le plus grand d'entre nous ne peut avancer avec le fardeau de ses certitudes, sans provoquer l'incompréhension des nouvelles générations. Des générations dont les valeurs sont les fruits d'une existence nouvelle.

 

Seule une juste symbiose entre la sagesse des anciens, et le génie issu des forces vives d'une jeunesse qui cherche à s'émanciper et à construire un monde nouveau, pourra engendrer une nouvelle richesse intellectuelle et économique, de nature à provoquer un regain de tolérance et d'apaisement entre les générations, entre les différentes cultures.

 

La trop grande peur de l'avenir dans ce monde qui change est la faille des anciens, celle-ci  les incite à maintenir les nouvelles générations dans des situations qui déresponsabilisent et ralentissent leur émancipation, quant elles ne conduisent pas certains jeunes vers une dualité de valeurs et un excès de frustrations qui engendrent une fragilisation identitaire, une radicalisation, et de la haine... Haine de soi, haine de l'Autre...

 

Les anciens doivent accepter de douter quand nos jeunesses doivent apprendre à écouter. Le scepticisme, associé à des valeurs de tolérance et de respect, est le moteur de notre avenir. Le moteur d'une civilisation multiculturelle qui partage un même rêve, un même absolu : le droit au bonheur...»   

 

 

Vlasios Maximus, CRNB

 

 

 

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Héraclite d'Éphèse (v. 544-480 av. notre ère), philosophe grec présocratique :

 

"À ceux qui descendent dans les même fleuves surviennent toujours d'autres et d'autres eaux".

 

 

Article CRNB



18/05/2015
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