Club de Réflexion Noctua & Bubo (CRNB) -Think tank-

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Histoire du peuple juif 1/5 : archéologie, histoire et faits marquants...

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"Celui qui inspire les bonnes actions et plus grand que celui qui les accomplit" -Proverbe hébreux

 

 

 

 

 

INTRODUCTION

 

Josef Hell, journaliste allemand, 1922 :  "Que comptez-vous faire aux Juifs, le jour ou vous aurez les pleins pouvoirs ?"  Hitler, qui jusqu'alors avait parlé calmement et en employant des termes mesurés, subit une transformation totale, ses yeux se fixèrent dans le vide, il devint de plus en plus excité à mesure qu'il s'exprimait, en finissant par vociférer comme en transe :  "Lorsque je serai réellement au pouvoir, ma toute première tâche consistera à annihiler les Juifs. Dès que j'aurai la possibilité de le faire, je ferais construire -à la Marienplatz de Munich par exemple- autant de rangées de potences que la circulation le permettra. Puis les Juifs seront pendus sans discrimination et ils resteront pendus jusquà ce qu'il puent. Ils resteront pendus tant que les principes d'hygiène le permettront. Dès qu'on les aura détachés, ce sera au tour de la prochaine fournée et ainsi de suite jusqu'à ce que le dernier Juifs de Munich ait été exterminé. On agira séparement de même dans d'autres villes jusqu'à ce que l'Allemagne ait été complètement nettoyée des Juifs."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

REPÈRES (ARCHÉOLOGIQUES ET HISTORIQUES)

 

 

-Premières traces : -1200 à -880. Présence de communautés nomades qui se sédentarisent sur les hautes terres de Canaan. Les premiers Israélites sont d'origine indigène, se sont des Cananéens.
-Première mention : la stèle du pharaon Merenptah, datée de -1207, nomme le pays de Canaan et la population parmis les vaincus . C'est l'unique fois que ce nom apparaît en Égypte à cette époque, et la première fois que le nom "Israël" apparaît. 
Aucune trace archéologique ne permet (à ce jour) d'affirmer que les Hébreux ont été esclaves en Égypte, ni qu'ils ont massivement quitté l'Égypte en traversant le Sinaï. Les fouilles en Égyptes montrent (à ce jour) que l'esclavage n'existait pas (il fut introduit en Égypte par les Grecs à la fondation d'Alexandrie). 
Le mot Hébreux n'apparaît nul part dans aucun document historique quel qu'il soit ; la première mention ce trouve dans la Bible.
-Premiers États centralisés : les deux Royaumes, -880 à -722. À Samarie (au nord de la Cisjordanie actuelle), le Royaume d'Israël fondé par Omri en -880. Au sud, à Jérusalem, le Royaume de Juda. Les deux Royaumes sont polytéistes avec un dieu principal (monolârie).
Le Royaume d'Israël est détruit en 722 par les Assyriens. Les Babyloniens s'emparent de Jérusalem en -587 et exilent une petite partie de sa population, son élite intellectuelle, reste dans sa capitale, Babylone.
◾ NAISSANCE DU JUDAÏSME :  en 640 av. J.-C., avec la réforme du roi Josias. "Yavè est un dieu jaloux" : "Il existe de nombreux dieux mais parmis eux, il ne faut adorer que Yavé".
◾NAISSANCE DU MONOTHÉISME JUIF : -587 à -517. La nouvelle religion reprend le principe Zoroastrien d'un dieu unique mais celui-ci à élu un peuple, un unique peuple, le peuple juif, et lui ordonne de retourner à Canaan et d'y refonder le temple de Jérusalem. Les réfugiés rencontrent à Babylone les Zoroastriens monothéiste et ils écrivent la Bible composée : de leur propre histoire, des légendes d'un passé glorieux d'un grand royaume.
-L'ère du second temple : -515 à 70 après J.-C. En 70, le temple est détruit par Titus (futur empereur).

 

 

 

 

 

LE PEUPLE JUIF

 

Les commentaires des écrivains et des historiens de l'Antiquité montrent bien l'extrême, l'exeptionnelle dispersion du peuple juif : " Il n'est pas aisé de trouver un endroit sur la terre qui n'ait reçu cette race", écrit le fameux géographe grec Strabon. Ils sont à Alexandrie, en Cyrénaïque, à Antioche, en Phénicie, en Syrie, Bithynie, Thessalie, Béotie, Macédoine, en Attique, dans le Péloponnèse, en crète, à Chypre et à Rome. À Rome ils forment une colonie très florissante : César, Auguste et Tibère les couvrent d'avantages particuliers pour les services commerciaux éminents qu'ils rendent à l'Empire. À Alexandrie, sous le règne des Ptolémées, et à Antioche, ils bénéficient de privilèges exeptionnels. 

 

Les juifs romains étaient devenus des citoyens à part entière depuis la promulgation en 212 de la Constitution de l'empereur Caracalla. Cette constitution accordait à tous les habitants de l'Empire -aux juifs comme aux autres- le droit de cité. Des juifs furent chevaliers, sénateurs, préfets romains, contrôleurs et fermiers des Impôts, etc. À Rome, comme dans la Gaule romaine où ils avaient émigré, ils avaient accès aux même  droits que les autres citoyens, notamment en matière commerciale. Ils pouvaient signer des contrats, former des sociétés, effectuer des ventes, pratiquer les prêts sur gages, etc. L'image du juif éternellement persécuté mérite donc d'être corrigée. [...]

 

L'apparition du christianisme aggrave la situation des juifs dans la mesure où la nouvelle religion entre dans une forme de compétion avec la leur. Plus l'Église étend son ascendant sur le pouvoir temporel, à Rome comme dans les territoires conquis par l'Empire, et plus le peuple juif se sépare de la communauté nouvelle. [...] Le peuple juif est un peuple réfractaire au message du Christ. Il résiste à l'appel du sauveur, que d'ailleur il considère comme un usurpateur ; il refuse de se convertir. Il reste sourd à la tranformation, à la révolution qui embrasent le monde romain. Qui plus est, son attachement indéfectible à ses lois propres aggrave la séparation. Enfin, il y a connexion étroite entre les lois religieuses, morales, politiques dans la tradition juive. [...]  Bernard Lazar : "Chacune des lois données ( par Moïse), qu'elle fut agraire, civile, prophylactique, théologique ou morale, bénéficiait de la même autorité et avaient la même sanction, de telle sorte que ces différents codes formaient un tout unique, un faisceau rigoureux dont on ne pouvait rien soustraire sous peine de sacrilège...  Avec une telle idée de sa Torah, le juif ne pouvait guère admettre les lois des peuples étrangers  ; du moins il ne pouvait songer à se les voir appliquer ; il ne pouvait abandonner les lois divines, éternelles, bonnes et justes, pour suivre les  lois humaines, fatalement entachées de caducité et d'imperfection... [...] Cette unité totale du judaisme en matière de foi et de morale, de mode de vie, voire de conception de l'État, explique sa pérennité. Mais cette unité qui le conserve intangible à travers les siècles livre également partie du secret des persécutions qui l'assaillent au long de l'histoire." Bernard Lazard pousse son raisonnement à l'extrême. Averti de la passion qui enlève de la crédibilité à son jugement, on peut prêter attention à ce qu'il écrit encore : " Ils [les juifs], poursuit-il, se séparaient par leurs rites et leurs coutumes ; ils considéraient comme impur le sol des peuples étrangers et cherchaient à se constituer une sorte de territoire sacré. Ils habitaient à part, dans des quartiers spéciaux, s'enfermant sur eux-même, vivant isolés, s'administrant en vertu de privilèges dont ils étaient jaloux et qui excitaient l'envie de ceux qui les entouraient. Ils se mariaient entre eux et ne recevaient personnes chez eux, craignant les souillures. Le mystère dont ils s'entouraient excitaient la curiosité et en même temps l'aversion. Leurs rites paraissaient étranges et on les raillait ; comme on les ignorait, on les dénaturait et on les calomniait..." 

 

Ce particularisme se double d'une accusation terrible qui, des siècles durant, marque les juifs d'un signe d'infamie : celui du peuple déicide. Le peuple qui, non satisfait de n'avoir pas reconnu le fils de Dieu, issu de lui-même, le porte en croix et lui préfère un Brigand ! (Barabbas)

 

 

 

 

 

L'ANTISÉMITISME RELIGIEUX

 

L'antisémitisme est présent dès l'Antiquité. Pour les romains, ouvert à toutes les religions, l'intransigeance monothéiste des juifs (comme d'ailleurs celle des premiers chrétiens) est incompréhensible, et le refus de participer au culte impérial, manifestation plus civique que spirituelle, justifie des mesures d'exclusion et de coercition. 

 

Une série de mesures contraignantes apparaissent dès que l'Empire romain devient chrétien. Constantin est le premier a décréter des sanctions : il supprime leurs privilèges, leur interdit l'accès de Jérusalem, promulgue des lois contre le prosélytisme juif. C'est sous son règne que se place le concile d'Elvire interdisant aux chrétiens d'avoir des relations avec les juifs. Plus tard, le code Théodosien (435-438) interdit aux juifs de cultiver la terre ou d'être soldats :

 

CETTE MESURE, QUI TRAVERSERA LES SIÈCLES, EXPLIQUE QUE LES JUIFS SE SOIT TOURNÉS VERS L'ARTISANAT, LE COMMERCE OU LES ACTIVITÉS FINANCIÈRES QUE FACILITAIENT LES RELATIONS INTERNATIONALES ENTRE COMMUNAUTÉS, D'AUTANT QUE L'ÉGLISE INTERDISAIT AUX CHRÉTIENS DE PRATIQUER LE PRÊT À INTÉRÊT : IL EN RÉSULTERA L'IMAGE TENACE  DU JUIF-HOMME D'ARGENT. LA MARGINALIATION SOCIALE CONTRIBUERA PEUT-ETRE AUSSI À ORIENTER NOMBRE DE JUIF VERS LES PROFESSIONS LIBÉRALES ET INTELLECTUELLES (EN PATICULIER LA MÉDECINE), AUXQUELLES LES PRÉPARAIT LA PRATIQUE D'UNE RELIGION QUI ACCORDE BEAUCOUP AU LIVRE ET À LA RÉFLEXION.

L'autre consèquence de l'attitude de l'Église est de faire des juifs des sujets de seconde zone, en situation constamment précaire et livrés au bon vouloir du pouvoir civil. Durant tout le Moyen Âge, les juifs sont victimes de mesures vexatoires imposées par les rois, quand ils ne sont pas frappés de brutales expulsions assorties de la confiscation de leurs biens. On les oblige à résider dans un quartier précis (juiverie en France, judería en Espagne, guetto en Italie), à porter un costume spécial ou une marque sur leur vêtement (comme les y contraint saint Louis en France, en 1242) ; ils sont chassés et spoliés en Angleterre (1290), en France (1394). En Espagne (1492), au Portugal (1506), l'Inquisition met les juifs en demeure de choisir entre la conversion forcée au catholicisme ou l'exil définitif.

 

À ces persécutions officielles s'ajoute la haine populaire, qui explose en atroces violences dans les périodes de crise ou d'angoisse (guerre, épidémie...). On accuse les juifs d'ampoisonner les sources, de répandre la peste. On leur prête d'horribles pratiques religieuses, meurtres rituels d'enfants chrétiens, profanation d'hosties consacrées... L'histoire de l'Europe médiévale est jalonnée de massacres de juifs.

 

Avec la conquête arabe, une très grande partie du monde juif, de la mésopotamie à l'Espagne, sans oublier la Palestine, est réunie dans une même entité politique, le califat des Omeyyadess (660-750). Ceux-ci sont tolérants vis-à -vis des non-musulmans et le statut de dhimmi (statut néanmoins inférieur à celui des musulmans), codifié par le pacte d'Umar protège alors juifs et chrétiens des abus de pouvoir. D'excellentes relations s'établissent entre le pouvoir et les chefs des communautés juives. Il en sera de même après l'arrivé au pouvoir des Abbassides en 750.

 

Des émeutes anti juives (1284) se produisent à Bagdad après l'arrivè des Mongols au pouvoir en 1258. Nous avons peu d'information au cours des siècles suivants sur la vie des communautés juives de Bagdad avant l'arrivé aux affaires des Ottomans (Turcs).

 

Au XIXe siècle les juifs étaient nombreux dans l'empire ottoman et dans celui des tsars. Chez les turcs, ils n'étaient pas inquiétés, alors que chez les Russes sévissaient les "pogroms" La populace brûlait les maisons des juifs sans que la police tsariste intervînt.

 

En Occident, l'antisémitisme religieux perd de sa virulence après la Réforme. Plus tolérants, les protestants (surtout calvinistes) se montre acceuillant aux juifs : les Pays-Bas, l'Angleterre deviennent des terres d'asiles. Au XVIIIe siècle, l'influence de la philosophie des Lumières conduit à l'"émancipation" des juifs, autrement dit, à leur intégration comme citoyens à part entière. La Révolution française supprime toute trace de discrimination et lors de ses conquêtes, Napoléon 1er fait appliquer dans tous les pays qu'il contrôle une législation favorables aux juifs. En revanche, l'antisémitisme religieux reste vivace en Europe de l'Est (Pologne, Russie), ou les nombreuses communautés juives apparaissent d'autant plus étrangères aux  populations chrétiennes qu'elles ont développé une culture et langue spécifique,  le yiddish,  dérivé de l'Allemand 

 

 

 

 

 

L'ANTISÉMITISME MODERNE

 

Alors que s'affaiblissent -sans vraiment disparaître -les griefs religieux, l'apparition et le développement des nationalismes, fait majeur du XIXe siècle européen, raniment dans une persective nouvelle la haine antisémite.

 

L'idée de nation évolue de l'acceptation des Lumières (la libre association de tous ceux qui veulent vivre sous les mêmes lois) à la conception éthnique du romantisme allemand (une langue, des traditions des ancêtres en communs) :

 

CE GLISSEMENT PLACE LES COMMUNAUTÉS JUIVES EN SITUATION AMBIGUË. LEUR PARTICULARISME RELIGIEUX, PARFOIS LEUR SINGULARITÉ LINGUISTIQUE ET CULTURELLE (EUROPE DE L'EST), LES LIENS QU'ELLES ENTRETIENNENT ENTRE ELLES PAR DELÀ DES FRONTIÈRES LES FAIT ACCUSER DE " COSMOPOLITISME", QUALIFICATIF PÉJORATIF VITE ENTACHEÉ DU SOUPÇON DE TRAHISON DANS L'ESPRIT DES NATIONALISTES.

Et cela d'autant plus que, s'il est assimilé, le juif se différentie malaisément des "authentiques" nationaux.

 

Il s'ajoute un autre grief, résurgence du vieux fantasme du juif-homme d'argent qu'alimente la flambloyante réussite de quelques familles, comme les Rothschild : les juifs se seraient assurés une suprématie économique et financière, qui leur permettrait de s'emparer à leur profit de positions influentes, politiques, mais aussi intéllectuelles. Dans ce contexte social de Révolution industrielle, cette argumentation trouve un écho favorable auprès des masses ouvrières qu'il est facile, compte tenu de leur faible niveau de culture politique, d'abuser en rendant les juifs responsables de l'exploitation capitaliste qu'elles subissent. Dans l'Empire Russe, ou l'antisémitisme religieux et encore vivace :

 

LE GOUVERNEMENT DÉTOURNE SYSTÉMATIQUEMENT LA COLÉRE POPULAIRE CONTRE LES JUIFS (POGROMS), ALLANT JUSQU'À CRÉER DE FAUX DOCUMENTS COMME LES PROTOCOLES DES SAGES DE SION, EXPOSÉ D'UN SOI-DISANT COMPLOT JUIF POUR S'ASSURER LA MAÎTRISE DU MONDE, RÉDIGÉ VERS 1895 PAR LA POLICE SECRÈTE TSARISTE.

Dans le dernier quart du XIXe siècle, une vague d'antisémitisme nationaliste déferle sur l'occident, présentant la communauté juive comme un corps étranger ayant ses origines propres  (d'où la référence aux sémites), pernicieuse dans la mesure où elle ne se soucierait que de son unique intérêt. Seul les pays anglo-saxons resteront relativement épargnés. L'affaire Dreyfus (1894-1906) se situe dans ce contexte, le capitaine ne pouvant qu'être coupable puisqu'il est juif.

 

C'est dans l'Allemagne vaincue d'après 1918 que l'antisémitisme moderne va vivre ses formes les plus extrêmes, basculant dans une horreur sans précédent :

 

S'APPUYANT SUR UNE HOSTILITÉ POPULAIRE LATENTE À L'ÉGARD DES JUIFS QUI PEUT LUI SERVIR DE TREMPLIN VERS LE POUVOIR, LE NATIONAL-SOCIALISME DE HITLER CONSTRUIT UNE MYTHOLOGIE RACISTE SELON LAQUELLE LES INTRIGUES DES JUIFS, RACE INFÉRIEURE ET PERNICIEUSE, EXPLIQUERAIENT LES MALHEURS DE LA RACE ARYENNE, VOUÉE POURTANT À DOMINER LE MONDE.

À peine au pouvoir, le nazisme entreprend une une persécution méthodique dont le premier acte est la promulgation des lois de Nuremberg (1935), qui retranchent les juifs allemands de la communauté nationale.

 

Soumis à des vexations multiples, obligés -comme au Moyen Âge- de porter un signe distinctif (une étoile jaune), privés de ressources, beaucoup de juifs émigrent, en particulier vers les État-Unis ; mais la guerre éclatant en 1939, l'Europe devient un piège. Les conquêtes hitlériennes font passer sous l'autorité nazie les populations juives des pays occupés, soumises aux mesures discriminatoires. Les gouvernements inféodés et tolérés par les Allemands -comme celui du maréchal Pétain en France -s'empressent de prendre des mesures antisémites. Cependant, le pire est à venir :

 

EN JANVIER 1942, À LA CONFÉRENCE DE WANNSÉE, PRÈS DE BERLIN, LES DIRIGEANTS NAZIS, EMPORTÉS PAR LEUR LOGIQUE DÉLIRANTES, DÉCIDENT LA "SOLUTION FINALE", AUTREMENT DIT L'EXTERMINATION TOTALE DE LA POPULATION JUIVE D'EUROPE.

Des camps spéciaux sont créés en  Pologne (Treblinka, Auschwitz-Birkenau...) où sont transportés en masse, pour y être gazés, des juifs venus de toute l'Europe. Près de 6 millions de personnes seront victimes de la folie criminelle de l'holocauste (du Grec holokauston, de holos "tout"  et kauton "brulé"), dont les  alliées mesureront  toute l'ampleur après l'annéantissement du IIIe Reich, en 1945.

 

 

 

 

ISRAËL ET LES PALESTINIENS

 

En l'an 70 de notre ère, le futur empereur Titus avait écrasé une insurrection juive en détruisant le temple de Jérusalem.

 

En l'an 135, l'empereur Hadrien dispersa les juifs, à la suite d'une nouvelle insurrection. Le judaïsme devint alors une religion dispersée, -la diaspora-, sans temple, gardant seulement la nostalgie de la Palestine ("l'an prochain à Jérusalem").

 

LES JUIFS RESTÉS EN PALESTINE SONT DEVENUS CHRÉTIENS, PUIS MUSULMANS (À L'EXCEPTION D'UNE PETITE COMMUNAUTÉ AUTORISÉE À REVENIR EN 394) LORS DE LA CONQUÊTES ARABE DU VIIe SIÈCLE.

La plupart des penseurs sionistes n'en ignoraient rien : ainsi, Yitzahak Ben Zvi, futur président de l'État d'Israël, tout comme David Ben Gourion, fondateur de l'État, l'ont écrit jusqu'en 1929, l'année de la grande révolte Palestinienne. Tout deux mentionnent à plusieurs reprises le fait que :

 

LES PAYSANS DE PALESTINE SONT LES DESCENDANTS DES HABITANTS DE L'ANTIQUE JUDÉE.

Autrement dit, les Palestiniens (Arabo-musulmans) d'aujourd'hui, dû moins un certain nombre d'entre eux, sont les descendants de l'antique peuple hébreux (juif), là où, un bon nombre des Juifs israéliens d'aujourd'hui, est issu de descendants convertis au judaïsme.

 

Les juifs de la dispora se sont établit un peu partout dans le monde autour des synagogues qui s'y trouvaient déjà (voir les épîtres de Paul). Il y eut beaucoup de conversion au judaïsme à travers l'Histoire, notamment de tribus berbères du Maghreb. 

 

 

De la révolte des Maccabées, au IIe siècle avant notre ère, à la révolte des Barkokhba, au IIe siècle après J.-C., le judaïsme fut la première religion prosélyte.

 

 

Le sentiment d'horreur provoqué par l'extermination nazie (Shoah) a d'une part permis la réalisation, après guerre, de l'État juif révé par les sionistes, sous la forme d'Israël (en mai 1948). Il a d'autre part semblé mettre un terme aux préjugés antisémites en Europe. Mais est-ce définitif ?

 

L'ENTISÉMITISME N'EST PAS UNE ATTITUDE RATIONNELLE, MÊME S'IL S'EN DONNE PARFOIS L'APPARENCE : IL RELÈVE DE L'A PRIORI IDÉOLOGIQUE, QUI N'A QUE FAIRE DES DEMONSTRATIONS DES HISTORIENS.

Le combat commencé au XVIIIe siécle contre les préjugés antisémites n'est pas terminé... Car derrière certains discours xénophobes, la dénonciation du juif n'est jamais loin...

 

 

 

 

 

Israël et la Palestine

 

Si, philosophiquement, la volonté expansionniste d'un peuple qui se perçoit comme singulier à l'aulne des pays qui l'entourent peut se comprendre :
 "grossir pour se sentir plus fort et ne point mourir".
Les arguments des Israëliens, en leur faveur, ne pourront être pleinement entendus que si ceux-ci acceptent de revenir, au moins et par défaut, à des frontières proches de celles 1967.

 

 

"Celui qui pénètre dans une demeure déjà habitée  sans y être invité, ne peut raisonnablement se plaindre des représailles du visité".  

 

 

[CRNB/BMC]

 



21/10/2014
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