Club de Réflexion Noctua & Bubo (CRNB) -Think tank-

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Histoire de la Beauté...

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L'homme de Vitruve, Leonardo da Vinci

 

 

 

 

 

PLATON : "Beau en soi et bien en soi, la dialectique de l'amour"

 

 

Puisque toute âme tend naturellement vers le Bien, mais ignore parfois ce qu'il est vraiment, la dialectique, qui vise précisément à établir sa vraie nature, correspond en chaque Homme à un puissant ressort psychique : celui de l'amour. D'abord sexuel, attiré par la beauté corporelle de l'être aimé, l'amour est voué naturellement à devenir amour de la beauté corporelle en générale, puis de la beauté spirituelle, pour parvenir, selon une initiation graduée, à cette contemplation suprême qui lui révèle l'identité du Beau en soi et du Bien en soi. Au long de cette initiation, l'amour conserve sa définition : il est toujours le désir d'engendrer au contact de la beauté (Le Banquet). Le philosophe, qui engendre des discours en contemplant la forme du Bien, mérite ainsi son nom : "amoureux" (philo) de la "sagesse" (sophia).artfichier_779041_4003669_201408114554175.jpegIMG_48469699129997.jpegProulxJ_Caverne_700.jpegartfichier_779041_3993403_201408080342535-2.jpegob_acce2a_quote-disons-nous-et-disons-a-nos-enfa.jpeg Dans toutes les belles choses, le philosophe doit apprendre à reconnaître la présence du "Beau en soi", qui confère à chacune son type et son degré de beauté. De même, il apprend à repérer dans les actions justes la "forme" ou l"Idée" de justice. La forme , l'Idée (en grec : eidos, idea, morphê, ousia...), c'est ce qui fait qu'une chose est ce qu'elle est, et ce qui la rend digne du nom qu'on lui attribu (Cratyle) : nous avons affaire ici au concept proprement philosophique, celui qui rend compte, selon Platon, de la possibilité du discours et de sa vérité. Puisque c'est à sa forme qu'une chose doit d'étre "bien" ce qu'elle est, "la forme (ou Idée) du Bien" doit être privilégiée par rapport à toutes les formes : elle représente, pour chaque chose, cette consistance interne qui la rend nommable.                                                                                                                              IMG_2461558302704.jpegIMG_2465974806609.jpegIMG_39309558253669.jpegIMG_80358742457970.jpeg
«[...] Il apprend à repérer dans les actions justes la "forme" ou l'"Idée" de justice» : L'IDÉE DE JUSTICE

 

 

 

De l'esthétique classique à l'esthétique moderne

 

Sii la philosophie grecque n'a pas crée le mot esthétique, elle a posé les fondements de la théorie classique de l'art. Au VIe siècle avant J.-C., les pythagoriciens définissent les premiers un idéal d'harmonie et de proportion : le Beau est convenance des parties au tout ; il existe des proportions mathématiques idéales qu'on doit respecter en musique, en architecture et dans la représentation du corps humain.

 

Pour Platon, existent à la fois une Idée du Beau et des modèles parfaits et éternels de toutes choses. Cependant l'idéalisme platonicien s'accompagne d'un relatif discrédit de l'art et des artistes : l'art imite non l'Idée, mais l'être sensible ; il n'est donc qu'imitation d'imitation. C'est le néoplatonisme, et en particulier Plotin (205-270), qui réhabilitera la création artistique en lui donnant pour modèle l'Idée elle même.artfichier_779041_3993520_201408083826615.jpeg
Le Parthénon, Athènes (Grèce)

 

 

Pour Aristote (384-322 av. J.-C.), l'esthétique est une "poétique" (du grec poiein, "fabriquer"). L'artiste doit se conformer, comme l'artisan, à un certain nombre de règles. La codification par ce philosophe des règles de la tragédie restera, jusqu'au XVIIIe siècle, une référence incontesté non seulement pour ce genre théâtral mais, plus généralement, pour l'idée que l'art relève de la raison et doit se soumettre à des normes éternelles. L'esthétique classique est donc objective (il existe des règles à suivre pour produire des oeuvres d'art).

 

  Cette esthétique objective et normative est battue en brèche au millieu du XVIIIe siècle : comme le dira Cassirer (1874-1945) dans la Philosphie des Lumières, on passe alors d'une "esthétique des formes" à une "esthétique du sujet percevant". C'est ce que révèle l'apparition du terme ESTHÉTIQUE, crée par Baumgarten (1714-1762) qui impose aussi l'opposition entre le subjectif et l'objectif : l'esthétique est la théorie du sensible, domaine qui n'est plus pensé comme une forme inférieure et confuse de l'intélligible. Elle devient donc une discipline autonome qui n'est plus reliée à l'objet, mais au sujet qui percoit. Le mot se spécialisera ensuite pour désigner la théorie philosophique du jugement de beau Chez Kant (1724-1804) ou de l'art chez Hegel (1770-1831).

 

 

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La galerie des Glaces du Château de Versailles
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La Vénus de Milot (Aphrodite)
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«Pour réaliser une chose vraiment extraordinaire, commencez par la rêver. Ensuite, réveillez-vous calmement et allez d'un trait jusqu'au bout de votre rêve sans jamais vous laisser décourager.»  -Walt Disney

 

 

 

HISTOIRE DE LA BEAUTÉ, SUITE...

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Buste de Nefertiti, XIVe siècle avant notre ère (Égypte), Museum de Berlin

 

 

 

La beauté est-elle mathématique ?

L'esthétique suprême résiderait dans le "nombre d'or", le mythique 1,6180339 ou phi, clé de la "divine proportion". Symbole d'harmonie et d'équilibre, on le retrouve aussi bien dans la pyramide de Khéops (rapport entre sa hauteur et la largeur de sa base) que dans l'agencement des graines de tournesol (rapport entre le nombre de spirales qu'elles forment dans les deux sens). C'est le Grec Euclide qui, au IIIe siècle avant notre ère, a fait la première démonstration de ce rapport. Deux siècles plus tôt, le sculpteur grec Polyclète définissait la représentation la plus harmonieuse du corps humain. "En toute chose, le beau résulte de la justesse des proportions", écrivait-il dans son traité intitulé KANÒN, mot désignant un instrument de mesure rectiligne et, de manière plus métaphorique, une norme, un modèle. Contrairement à l'art égyptien, qui magnifiait les corps en les inscrivant dans une dimension symbolique et magique, l'Antiquité grecque puis romaine s'attache à la réalité anatomique, si idéalisée soit-elle. À la Renaissance, le nombre d'or fascine les peintres mathématiciens. Piero della Francesca, Léonard de Vinci ou Albrecht Dürer s'efforcent de concilier géométrie et postulat d'une beauté parfaite. Mais dans son Traité des proportions du corps humain, l'artiste Allemand est obligé de constater qu'elle ne sont pas univoques, et détaille plusieurs types de femmes, de "la villageoise" à "la gresle", au formes différentes mais belles à leur manière, délicate à traduire en chiffres.

 

 

 

 

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La beauté en video



 

 

Citations et proverbes

 

- " Le plus beau papillon n'est qu'une chenille habillée." -Proverbe français

 

- " Il n'est si beau jour qui n'amène sa nuit." -Proverbe italien

 

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" Et ce qui est beau n'a jamais pu égaler ce qui est grand." -Louis Voles Guevara

 

 

 

 

-" Le merveilleux est toujours beau, il n'y a même que le merveilleux qui soit beau." -André Breton

 

 

 

" Le spectacle de la nature est toujours beau." -Aristote

 

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"Si tu es neutre en situation d'injustice, alors tu as choisi le côté de l'oppresseur." -Desmond Tutu

 

 

 

 



10/12/2015
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