Club de Réflexion Noctua & Bubo (CRNB) -Think tank-

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Écologie : Sauver la planète - Greta Thunberg

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« La mort de tout Homme me diminue parce que je suis membre du genre humain. Aussi n'envoie jamais demander pour qui sonne le glas : il sonne pour toi. » 

 

John Donne (1572-1631)

 

 

 

 

Greta Thunberg / COP24 - 2018

Greta Thunberg - COP24 (extraits / français)

 

 

 

Article / sources : Vlasios Maximus. Photo : Cap Town, Afrique du Sud, année 1982, sous le régime de l'apartheid (crédit photo : DR, source : ONU).

 


17/12/2018
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Banque et courrier postal | Histoire, fonctionnement, éthique, classement...


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SOMMAIRE

1. Éthique et progrès

2. La grande histoire de la banque 

3. Prométhée (Petite réflexion philosophique) 

4. La grande histoire des postes

5. Citations

6. Comment choisir ma banque ? 

7. Voltaire 

8. Humour et réflexion 

9. Présentation de quelques banques 

10. Anciennes affiches de banques

11.  Anciens livrets (l'histoire de la Caisse d'épargne et du Livret A)

 

 

 

 

 “ L'effet papillon ” 

 

Afin de mieux appréhender les différents chapitres de cet article, nous vous conseillons vivement de lire la première partie : “Éthique et progrès”. 

 

Mais alors, pourquoi ce lien si étroit entre Éthique, Progrès et Banque. La réponse est simple : expliquer la responsabilité que nous prenons à chaque fois que nous faisons un choix, car chacun d'entre eux engendre des conséquences sur nous, sur nos proches et sur l'humanité tout entière : c'est le fameux retour de bâton, le grain de sable ou encore le battement d'ailes d'un papillon. Le choix d'une banque, c'est inévitablement le soutien des projets qu'elle finance : il y a donc des conséquences et une responsabilité partagée. 

 

Merci,

Le Blog

 

 

 

Article : Vlasios Maximus 

 

 

 

1


Éthique et progrès

Comment sauver la planète ? 


 

Les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes ni les plus intelligentes, mais celles qui s'adaptent le mieux aux changements. 

 

Charles  Darwin (1809-1882)

 

 

On a cru au progrès, parce que l'on a cru en la puissance démiurgique de la raison, de la science, parce que l'on  a cru à la bonté de l'Homme, à la capacité des Hommes de se gouverner, et pour ainsi dire de se faire eux-mêmes. 

 

Raymond  Aron (1905-1983), Dimensions de la conscience historique, en 1981

 

 

 

DÉCLARATION  DES  DROITS  DE L'HOMME ET  DU  CITOYEN 

 

Le 11 juillet 1789, La Fayette présente à l'Assemblée un  «projet de Déclaration des droits naturels de l'Homme». Le principe en est adopté le 14 Juillet et la Déclaration telle que nous la connaissons sera rédigée au cours des séances du 20 au 26 août. Les sources historiques sont évidemment anglo-saxonnes : influence des philosophes britanniques (Locke, en particulier), et de la Déclaration d'indépendance des États Unis d'Amérique du 4 juillet 1776 :  « Nous tenons pour évidentes par elles-mêmes les vérités suivantes : tous les Hommes sont créés égaux ; ils sont doués  par le créateur de certains droits inaliénables ; parmi ces droits ce trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur. » [...] 

[...] Pourtant, au-delà des contenus, toujours incertains, demeure la forme de ces droits, c'est à dire l'exigence faite désormais publiquement au politique d'évaluer son action par référence à l'Homme. Ces droits de l'Homme sont évidemment une idée  –  ils n'annoncent pas une connaissance  –  destinée à réguler, à diriger la réflexion politique. En bref, ils dessinent un horizon grâce auquel désormais le législateur saura s'orienter. Voilà pourquoi Kant salue l'événement par ces mots enthousiastes :  « Pareil phénomène dans l'histoire des Hommes ne se laissera plus jamais oublier, car il a révélé dans la nature humaine une disposition au progrès et une capacité de le réaliser telles qu'aucun Homme politique, considérant le cours antérieur des choses n'eût pu le concevoir. » 

 

 

 

RESPONSABILITÉ  (PRINCIPE DE) 

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La responsabilité  – indépendamment de l'emploi que le philosophe Hans Jonas réserve à ce mot – associe à l'action la liberté et engage évidemment cet acteur même dans son action. Du latin  responder «se porter garant»,  «répondre de», le mot renvoie bien à l'idée d'une garantie déposée, d'un gage. De fait, si de cet Homme que je présente à son futur employeur je me porte garant,   « j"en répond », cela signifie que

 

s'il ne fait pas l'affaire, en cas de manquement, je suis prêt à supporter avec lui ou à sa place les conséquences de ses actes. Et si ma responsabilité peut être engagée, c'est parce que j'étais absolument libre de ma recommandation.

 

On évoquera ainsi, par exemple, la responsabilité pénale ou civile, désignant par là une capacité à supporter les conséquences des actions incriminées. Si certains mineurs son jugés irresponsables, c'est au nom de l'idée selon laquelle ils ne jouiraient pas pleinement de leur liberté, et ne disposeraient pas de toute leur lucidité. Dans  Le Savant et le politique,  texte qui réunit en 1919 deux conférences, Max Weber établit ainsi qu'il existe deux systèmes de valeurs concurrents : le premier permet de juger l'action en fonction du respect de ce qui en est le principe, c'est l'éthique de conviction, celle-ci régit la conduite de l'Homme de science et le prêtre. Le second système n'envisage que le résultat de l'action, c'est l'éthique de responsabilité, celle du politique, par exemple. «Cela ne veut pas dire, ajoute Weber, que l'éthique de conviction est identique à l'absence de responsabilité et l'éthique de responsabilité à l'absence de conviction [...]. Toutefois, il y a une opposition abyssale entre  l'attitude de celui qui agit selon les maximes de l'éthique de conviction  – dans un langage religieux nous dirions : “Le chrétien fait son devoir et en ce qui concerne le résultat de l'action, il se remet à Dieu”  –  et l'attitude de celui qui agit selon l'éthique de responsabilité qui dit :  “Nous devons répondre des conséquences prévisibles de nos actes”.» Répondre des conséquences prévisibles de nos actes... On comprend comment au milieu du XXe siècle une nouvelle forme de responsabilité s'impose, avec la découverte des risques environnementaux, à l'égard de la nature mais aussi, puisque la permanence de la vie humaine sur terre en dépend grandement, à l'égard des générations futures. Un nouvel impératif catégorique  trouve  par conséquent sa nécessité historique mais on mesure combien on est désormais loin des postures plus ou moins héritées d'un romantisme fatigué ou soufflées par un conservatisme ambigu qui firent de la nature ou de la terre la source de toute vérité ou de toute valeur (non sans la constituer en triste cache-misère d'une véritable haine de l'Homme et de l'humanisme). Il s'agit au fond de donner un véritable contenu à ce que Max Weber avait nommé une éthique de responsabilité» et que Hans Jonas formule de la sorte :

 

Agis de façon que les effets de ton action soient compatibles avec la permanence d'une vie sur terre. 

 

Ou bien :

Agis de façon que les effets de ton action ne soient pas destructeurs pour la possibilité future d'une telle vie. 

 

Ou encore :

Ne compromets pas les conditions pour la survie indéfinie de l'humanité sur terre. 

 

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Alors que l'impératif  kantien invitait à considérer les principes de l'action, Hans Jonas s'arrête aux effets de l'agir humain et en réclame la juste évolution. 

Il faut à présent anticipé, regarder vers l'avenir et non se laisser lier au passé, à des modèles anciens ou des valeurs héritées de la tradition : la conviction doit le céder sans tarder à la responsabilité. 

Ainsi l'idée qu'il est impérieux de déterminer les conditions grâce auxquelles il sera possible à l'avenir de concilier le développement technologique et industriel, manifestations du Progrès scientifique mais aussi social, clôt, on l'aura compris, l'affrontement multiséculaire des Anciens et des modernes en offrant la formidable occasion de redonner du sens à la politique et au necessaire échange entre les peuples. 

La responsabilité définit une éthique et un comportement qui engagent tous les Hommes mais s'adressent particulièrement au politique. L'occasion lui est donnée de rompre avec la  «routine», la gestion ou même la simple administration, de faire de la  «décision» la preuve de ce que Martin Heidegger nomme le «souci».

 

Ses choix ne l'obligent donc plus seulement à l'égard de ces concitoyens mais l'attachent aux générations à venir :   «Avec l'éthique du futur, la responsabilité devient à la fois suprapersonnelle et supragénérationnelleexplique le philosophe François Guéry. C'est l'accomplissement de la pensée de Nietzsche qui voit dans la responsabilité une tentative pour s'émanciper du temps». De fait, si Weber parle de nécessaire  «goût de l'avenir» sans lequel il n'y a pas de véritable politique, Nietzsche avant lui réclame une  «mémoire de l'avenir ». [...] 

 

 

 

Le Dictateur  de Charlie Chaplin (extrait : Le Dicours) 

 Le Dictateur (Le Discours) en VF

 

 

 

 
 

2 


La grande histoire de la Banque 


 

 

Quelques dates importantes 
Repères
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1151 : création de la première banque à Venise. 
1472 : création en Italie de la Banca Monte de Paschi di Siena (BMPS). 
1477 : création des relais de poste par Louis XI. Les chevaucheurs ne transportent que la seule correspondance du roi.
1576 : création d'offices de messagers royaux. Ils sont autorisés à prendre les lettres des particuliers.
1637 : Crise de la Tulipe 
Début du XVIIe siècle : naissance de l'administration des postes, dirigée par le surintendant général des postes / création de la “poste aux lettres”. Cette administration est composée des courriers (qui acheminement les dépêches), des directeurs de bureaux de poste et du surintendant général des postes. 
1796 : création à Paris de la Caisse des comptes courants qui fusionnera avec la Banque de France en 1800.
1797 : création de la banque du Comité de Salut Public par le banquier Jacques Laffitte. 
1799 : création  aux  États-Unis  de  la  première  antités qui,  après  plusieurs  fusions, donnera naissance à la banque JPMorgan Chase & Co (2005).
1800 : création de la Banque de France (par le premier consul Napoléon Bonaparte). 
1804 : la vente de la Louisiane est garantie par la banque Hope & Co. et la Barings. 
1805 : fondation à Genève de la  «Banque de Candolle  Mallet et Compagnie ». 
1816 : création de la Caisse des dépôts pour rétablir la confiance dans les finances publiques, après la fin du Premier Empire. 
1816 : charte de la Seconde Bank of the United States, cinq ans après l'expiration de la First Bank of the United States. 
1816 : première ouverture d'une Caisse d'épargne en France. 
1819 : crise bancaire aux États-Unis.
1825 : crise boursière de 1825, à Londres.
1833 : le Bank Charter Act permet 30 introductions en bourse de banques capitalisées sous forme de sociétés par actions dans les trois années qui suivent. Les billets de la Banque d'Angleterre deviennent monnaie légale. 
1833 : fondation de la Nationale Provincial Bank en vertu du bank Charter Act. 
1833 : deuxième version du Bank Charter Act en encourageant en Angleterre la création de banques par actions, assez capitalisées pour faire du crédit à grande échelle. 
1835 : la loi française reconnaît les Caisses d'épargne comme établissements d'utilité public. 
1835 : quelques 704 banques américaines qui capitalisent 231 millions de dollars ont émis pour 203 millions de dollars de papier-monnaie. 
1836 : 59 banques britanniques par actions entrent à la Bourse de Londres dans l'année. 
1836 : fondation  de  la  Middland  Bank. 
1837  : panique le 10 mai à New York, lorsque des banques cessent tout paiement en espèces (monnaie, or, argent). La dépression dure cinq années. accompagnée de faillites bancaires. 
1837 : loi française qui confie à la Caisse des dépôts l'administration des fonds des Caisses d'épargne. 
1848 : la rué vers l'or en Californie puis en 1851 en Australie, consolident la confiance dans le billet de banque. Augmentation de la masse d'or circulante, au détriment de l'argent métal. 
1852 : création à Paris du Crédit mobilier, par les frères Pereire. 
1852 : création à Paris du Crédit Foncier.
1859 : création en France du Crédit Industriel et Commercial.
1862 : création en Afrique du Sud de standard Bank. 
1862 : fondation en Suisse de la Banque de Winterthour. 
1863 : création en France du Crédit Lyonnais.
1864 : création en France de la Société Générale. 
1865 : création à Hong Kong de la banque britannique HSBC (Hong Kong & Shanghai Banking Corporation). 
1867 : faillite des frères Pereire (Paris). 
1870 : banqueroute du Crédit mobilier à Paris. 
1872 : la Banque de Paris et des Pays-Bas est fondée à Paris à partir de la Banque de crédit et de dépôt des Pays-Bas et de la Banque de Paris. 
12 février 1873 : le Coinage Act de 1873 décrète l'étalon-or aux États-Unis, entraînant une contraction de la masse monétaire. 
20 septembre 1875 : faillites bancaires en série, Wall Street ferme pour dix jours. 
1876 : fondation de la Banque Lazard.
1876 : création de la Banque populaire à Angers (France).
1880 : Création de la Yokohama Specie Bank qui, après plusieurs fusions, donnera naissance au Mitsubishi UFJ Financial Group (2005).
1881 : création de la Caisse nationale d'épargne (CNE), ancêtre de la Banque Postale (filiale de La Poste) .
1882 : la première caisse du Crédit Mutuel est fondée dans le village de la Wantzenau, en Alsace (France).
1895 : début du financement du logement social et des acteurs locaux (Caisses d'épargne). 
1896 : plusieurs petites banques londoniennes s'associent pour former la Barclays.
1904 : création au Maroc de la Wafabank qui, par fusion avec la BCM, engendrera la Attijariwafa bank (2003).
1917 : fondation du Crédit Commercial de France.
Octobre 1929 : krach boursier ; nombreuses faillites bancaires.
21 septembre 1931 : abandon de l'étalon or par le Royaume-Uni. 
1931 : fondation de la Banque Nationale pour le Commerce et l'industrie, ancêtre de la BNP, à partir de la BNC, créée en 1936.
1933 : administration Roosevelt / Glass-Steagall Act (ou Banking Act) aux États-Unis, qui interdit aux banques commerciales d'avoir des activités de marché. Création de la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC) : systèmes fédéral d'assurance des dépôts bancaires (et des dettes des institutions américaines, depuis la crise financière de 2008). La FDIC est une agence indépendante du gouvernement des États-Unis. 
1936 : nationalisation partielle de la Banque de France. 
1945 : Le conseil national de la Résistance obtient la nationalisation de la Banque de France, du Crédit Lyonnais, de la Société Générale et d'une dizaine d'autres banques. 
_20181108_234511.JPGBanque et identité commerciale -La Société Générale, Hubert Bonin, éd. du Septentrion (chapitre 6)
1964 : création au Moyen-Orient de la Qatar National Bank. 
1965 : les femmes mariées son autorisées à ouvrir un compte bancaire sans l'autorisation de leur mari. Les femmes célibataires et les veuves jouissaient déjà de ce droit. C'est donc le (re) mariage qui privait les femmes de cette liberté. 
1966 : la BNP n'ait de la fusion de la BNCI (Banque nationale du commerce et de l'industrie) et du CNEP (Comptoir national d'escompte de Paris). 
1969 : Suez crée la Banque de la Compagnie Financière de Suez, rebaptisée Banque de Suez et de l'Union des Mines en 1966.
1971 : le dollar américain n'est plus convertible en or. 
1973 : Premier choc pétrolier 
1979 : Second choc pétrolier 
1981 : nationalisations en France du CCF, de la Société Générale, de Suez et Paribas en autres.
1984 : création en Chine de l'Industrial and Commercial Bank of CHINA (ICBC). 
1984 : (France) mise en service du TGV postale. 
1986 : déprivatisation du CCF, de la Société générale, de Suez et Paribas. 
1er juin 1988 : création de la Banque centrale européenne (BCE). 
1991 : création en Russie de la Sberbank (ses lointaines origines remonteraient à 1841).
1991 : La Poste devient une entreprise publique autonome. 
12 novembre 1999 : abrogation du Glass-Steagall Act (administration Clinton)  
1999 : double OPA de la BNP sur Paribas et la Société générale. La première réussit, la seconde échoue. 
2006 : création de la Banque Postale (forme juridique actuelle : société anonyme à directoire et conseil de surveillance. Actionnaires : Groupe La Poste ; maison mère : La Poste).
2007-2008 : Crise des subprimes
2010 : La Poste devient une société anonyme (à capitaux publics depuis le 1er mars 2010. Actionnaires / Groupe La Poste : État français, Caisse des dépôts et consignations). 
27 juin 2015 : (France) fin d'exploitation du TGV postal. 
_20181101_023855.JPG_20181101_023714.JPG20181105_123220.jpgLE BANQUIER AU MOYEN ÂGE
Le banquier et sa femme  de Quentin Metsys (1465-1530). Le banquier compte des pièces d'or qu'il vient de peser au tribucht. À sa droite, sa femme tourne les pages enluminées d'un missel. 
 

 

 

 

 

 3


 Petite réflexion philosophique

– Ceci est une histoire romanesque –


 

 

 PrOmÉtÉe
Dégénérescence programmée
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Il y a bien longtemps, dans une grande banque, il y avait une très grande salle ; et que pouvait-on y voir ? Des petits messieurs, trois tout petits messieurs. Qui ? Albrecht, Jacques et Carl, des banquiers d'affaires...
 
Je  vous certifie que tout cela, en dépit du bon sens et de tout devoir de solidarité envers ses semblables, a réellement existé en des temps lointains ...
Je vous le jure sur mon honneur... 
 
 
ALBRECHT : Comment en sommes-nous donc arrivés là ? 
JACQUES : La situation est simplement plus délicate que je ne l'avais imaginé, mais je suis persuadé qu'elle finira par signer. 
ALBRECHT : Oh ! je crains bien que ta trop grande confiance en tes amis politiques ne soit ta faille ! 
JACQUES : Ton incertitude permanente a toujours été ton talon d'Achille. 
ALBRECHT Oui, mais... sans la signature de la  ministre, je crains que... 
CARL  : Taisez-vous donc ! Elle signera.
ALBRECHT : Êtes-vous aveugle ? Ne voyez-vous donc pas que ce projet est voué à l'échec ! 
JACQUES : Tu veux abandonner Albrecht ? Je te rappelle que tu as autant à gagner que nous, sinon plus ! 
ALBRECHT  : Oui. Enfin... non ! Mais bon Dieu Carl, ce projet est climaticide, et aujourd'hui nous avons des comptes à rendre. Ils réclament tous un blanc-seing : les clients, les politiques, les médias... et je préfère ne pas te parler des écologistes. Vous avez déjà essayé de négocier avec des écolos ? 
CARL : Les écolos ! Cette clicque de drogués, de dégénérés... qui se pensent omniscients.  Ces incompétents se posent des questions  qu'aucun cerveau équilibré ne songerait à élaborer. Je  hais les écolos. Ils osent  se présenter comme des parangons de vertu, comme des humanistes ; des humanistes ! Ces individus ne sont rien d'autre qu'un ramassis d'égoïstes, d'intolérants ; des pleurnicheurs sectaires, voilà ce qu'ils sont... Aucune négociation n'est possible avec cette racaille... Nous n'avons absolument rien à espérer de ces gens-là... Mais les clients Albrecht ! Pourquoi les clients ? Tu as parlé des clients Albrecht ! n'est-ce pas ? Qui y a-il  ? hein !... Rassure-moi Albrecht, il n'y a rien de grave ! Les clients Albrecht ! 
ALBRECHT: Il y a simplement que...  de plus en plus de clients se soucient de la façon d'on leur argent est utilisé ; ils veulent des réponses, des gages... et ils exigent des placements éthiques. De plus, si Monsieur MacGregor nous lâche, il me semble évident que le conseil d'administration nous retirera son soutien... 
CARL : MacGregor fils est un imbécile. Quand je pense à son père, un homme de génie, un homme remarquable, et de plus, un véritable ami ; alors, immédiatement, un seul mot me vient à l'esprit, un mot en deux syllabes : gâchis ! 
JACQUES : Un imbécile ou un actionnaire majoritaire ? 
CARL : Maintenant, cessons de parler de Monsieur MacGregor. Alors, les clients exigent des placements éthiques ; tout ça, c'est de la foutaise ! Des placements éthiques, hum !... La morale ! Je hais les moralistes. Bien, très bien... Nous allons prendre des risques Albrecht ; mais tant pis... Agissons de manière détournée pour nos projets controversés ; finançons une nouvelle campagne pour laver notre image ; et augmentons, au moins provisoirement messieurs, la rentabilité de certains placements. Alors, croyez-moi sur parole, tout ce beau monde refermera les yeux... Ils ont toujours fermé les yeux. 
JACQUES : Peut être que nous avons sous-estimé la souffrance du peuple ; après toutes ces crises à répétition, il semblerait qu'une vague de solidarité... 
CARL : Un vague de solidarité !... Tu es un idiot Jacques ; tu l'as toujours été ; et tu es ridicule. Le peuple !... Je hais le peuple, je n'ai aucune considération pour le peuple. Je suis Carl von Feasel, je traite avec les grands de ce monde, m'entendez-vous, je ne traite pas avec le peuple ; et je te le répète, je n'ai aucune considération pour le peuple, je n'ai que mépris pour le peuple ; le peuple ! Le peuple c'est moi, Carl von Feasel, qui le nourrit, il me doit le respect, m'entendez-vous !... Le respect. En quelle langue dois-je vous le dire ? 
JACQUES : Calme-toi Carl ! 
CARL : Ce n'est pas à toi de me dire ce que je dois faire ou ne pas faire...
Il marque une pause, regarde un court instant le portrait d'Erwan MacGregor, le fondateur de la banque du même nom, décédé il y a plus de 15 ans maintenant, puis... 
CARL : Albrecht ! Combien pour  qu'ils referment les yeux ?
ALBRECHT : Oh ! il me semble évident que leurs yeux resteront ouverts longtemps, bien trop longtemps Carl, je crains qu'il ne soit trop tard... Je crains que ce ne soit la fin d'un monde messieurs. 
CARL : Certes cher ami, certes ; mais entre nous, tout à fait entre nous, pour leur fermer les yeux Albrecht, hein ! Pour leur fermer les yeux, combien ? hein ! Combien ? Combien ça va nous coûter ?
ALBRECHT : Combien ça va nous couter ? Es-tu à ce point aveuglé par ta toute-puissance ? Carl, bon Dieu, c'est l'ami qui te parle. Le conseil d'administration est sur le point de nous lâcher.
CARL : Le conseil d'administration me mange dans la main ! 
ALBRECHT : Le conseil d'administration te mange dans la main ! Quand ? Hein ! Avant ou après les résultats du dernier trimestre ? Le conseil d'administration mange dans la main de MacGregor ; nous, nous ne sommes rien d'autre que des pantins en sursis, des pantins qui attendent la signature d'une ministre pour nous sauver la mise. Jamais, en période électorale, elle n'apposera sa signature sur un document qui entérinerai une décision contraire à la volonté du peuple. Le peuple exigent des projets éthiques, et la démagogie de Madame la ministre n'a pas d'égale, à part peut être sa suffisance, alors... 
CARL : Balivernes. Foutaises. Il feint. Le peuple feint... 
ALBRECHT : Feint-il ? Est-il sincère ? Où est la différence Carl ? Peut-tu me le dire ? Nos clients nous lâchent. Les caisses se vident, bientôt nous n'aurons plus les moyens de financer un seul projet mortifère. Nous n'aurons plus les moyens de financer l'armement nucléaire, les centrales à charbon et les guerres... Quant aux paradis fiscaux, nous n'aurons plus grand chose à y placer. Et sincèrement... qui voudra encore de nos actifs douteux. Non... c'est la fin d'un monde Carl, ou préfères-tu peut-être que je t'appelle Monsieur le président-directeur général ; je te le dis encore une fois, ils ont ouvert les yeux...  Nous l'avions certainement oublié, et par chance eux aussi, mais en définitive se sont les clients les véritables donneurs d'ordres. C'est bel est bien la fin d'un monde. Nous allons tous être balayés par ce courant humaniste. Tout est fini... 
C'est une sonnerie inattendue, enveloppante, angoissante, assourdissante... qui, soudainement, arrêta net l'échange ; Carl saisit le combiné...
CARL : Elysabeth ! je vous avais dit de ne me déranger sous ancun prétexte... 
ELYSABETH : Oh ! Excusez-moi Monsieur Faesel... mais...
CARL : Eh bien Elysabeth ! parlez ! Êtes-vous devenue stupide ?
ELYSABETH : Monsieur MacGregor souhaite s'entretenir avec vous. Immédiatement !
CARL : Hum ! Je vois... Oui. Vous pouvez introduire Monsieur MacGregor. Merci Élisabeth. Merci.
Ils raccrochent... Puis, le regard perdu... 
CARL : Oh ! Là... je dois dire que tu m'épates Albrecht ! Oui. J'ignorais que tu avais ce genre de talent. Et moi, comment ai-je pu être aveugle à ce point ? Un pareil aveuglément confine à la bêtise. Ahah, nous allons être rayés de l'histoire ! Et puis... tout s'effacera instantanément de nos mémoires... Non !  De leurs mémoires ! Balayés. Balayés d'un revers de main. Ah ! Chien d'héritier. Opportuniste. 
ALBRECHT : Tu divagues Carl ? 
CARL : Eh bien messieurs, dites-moi, ils vous arrivent toujours de vous voir en fin de semaine pour jouer aux échecs ?
ALBRECHT : Bien entendu !  Mais enfin Carl, que se passe t-il ? 
CARL : J'ai toujours rêvé d'apprendre à jouer aux échecs... Il faut beaucoup de patience, de dextérité... Les échecs sont très bon pour la mémoire, pour la réflexion, la créativité... 
JACQUES : Bon Dieu Carl !
CARL : Messieurs ! Savez-vous ce que nous sommes vous et moi ? Nous sommes des pions dans un jeu d'échecs. Je me demande ce que je déteste le plus, les écolos ou les actionnaires ? Je hais les actionnaires, les actionnaires et les conseils d'administration. Et je déteste par-dessus tout les héritiers... Oui. Hum !... J'ai toujours détesté ce rejeton opportuniste. Albrecht ! 
ALBRECHT : oui ! 
CARL : Devant un échiquier on apprend à gérer son impulsivité ; c'est une très bonne chose, n'est-ce pas ? 
Il marque un bref instant de silence... 
CARL : Tu avais raison Albrecht !  Je crois que maintenant nous allons pouvoir nous passer de la signature de Madame la ministre. Oui... tu avais raison. Tout est fini ! Échec et mat messieurs. Échec et mat. 
 
Et l'immense porte de l'immense bureau de monsieur Carl von Faesel, PDG de la banque MacGregor, s'ouvre alors pour la toute dernière fois devant trois tout petits messieurs. Échec et mat. 
 
Toute ressemblance avec des personnes, des endroits ou faits existants ou ayant existé ne serait que pure coïncidence. 
 
Prométhée, Dégénérescence programmée
Texte : Vlasios Maximus
 
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La grande histoire des postes 

Le courrier postal à travers les siècles 


 

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Véhicule postal en 1901

 

Vers 500 av. notre ère : (Perse) selon Hérotode et Xenophondes, des relais de chevaux sont installés sur le très vaste empire perse du roi Cyrius. Un dispositif équivalent aurait existé en Chine.

 

L'invention de la poste aux chevaux pourrait être chinoise, transmise aux Mongols puis au monde arabe, avant d'être adoptée en Europe. 

 

Ier siècle avant notre ère :  (Empire romain). Création du cursus  publicus (La course publique) par l'empereur Auguste : un vaste réseau de relais et d'hôtellerie permettant la distribution des messages par des courriers. 

Avec les invasions barbares, les postes disparaissent et seront absentes du Moyen Âge (476-1453). Les puissants (rois, seigneurs, évêques) organisent des services de messagers qui, la plupart du temps, se déplacent à pieds.

 

1380 :  Charles VI crée un corps de chevaucheurs. Les abbayes ont souvent leurs propres corps de messagers. Petits et grands messagers s'occupent de l'acheminement du courrier. 

 

1477 / date de naissance officielle de La Poste : Louis XI créé les relais de poste sous le nom de  « Service des chevaucheurs du roi ». 

Comment ? : Les chevaucheurs du roi se séparent en 2 entités : les courriers de cabinet (principalement les messages royaux) et les postes assises, avec un dispositif composé de relais espacés d'environ 7 lieues. Cette période est celle de la poste à chevaux et des maîtres de poste (fréquemment cultivateurs), qui avaient la priorité sur les autres services. Postillions et courriers s'occupent de l'acheminement des messages. 

 

1576 : (sous Henri III) création d'offices de messagers royaux. Il sont autorisés à transporter le courrier des particuliers. 

 

XVIIe siècle : (sous Henri IV) naissance de l'administration des postes, avec la création de  «la poste aux lettres», dirigée par le surintendant général des postes. 

 

1630 : (sous Louis XIII) le maître du courrier apparaît, et celui-ci aura bientôt un commis : le facteur.

 

1638 : apparition du nom facteur. Le facteur est le commis du maitre du courrier. 

 

1760 : naissance de la petite poste de Paris et d'un véritable dispositif de collecte et de distribution du courrier urbain.  Le facteur des villes est né. On dit que l'idée serait celle d'un philanthrope. 

 

1832-1835 : l'administration impose un uniforme, il devient obligatoire à partir de 1856.

 

1843 : utilisation du chemin de fer / train. C'est la fin de la poste aux chevaux. 

 

1846 : usage de l'enveloppe en France. 

 

1848 : Étienne Arago, directeur général des postes, propose la taxation (lettre de moins de 7,5g). Le premier timbre (Le Cérès Noir) est gravé par Jacques-Jean Barré. 

 

1849 : mise en vente du premier timbre. 

 

1872 : fabrication des premières cartes postales. 

 

14 février 1876 : l'Américain Graham Bell dépose un brevet pour un système de transmission de la voix (téléphone) ; à peine 2 ou 3  heures avant, un autre américain, Alisha Gray, avait fait un dépot pour une invention équivalente, mais sa demande de brevet fut traitée après celle de Graham Bell. Un Italo-Américain nommé Antonio Meucci avait lui aussi déposé un brevet pour un dispositif identique en 1970, mais il n'avait pas été capable de payer les 10$ de frais pour maintenir la demande de brevet. C'est donc à Graham bell que revient la paternité du téléphone. 

 

1879 : création des Postes, Télégraphes et Téléphones (PTT), à partir de la fusion de deux administrations : celle des postes et celle du télégraphe. L'entité est rattachée au ministère des postes et télécommunications. Initialement appelés Postes et Télécommunications (P&T), puis Postes, Télégraphes et Téléphones (PTT) et enfin Postes et Télécommunications à partir de 1959.

 

 

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Nous sommes à Paris, en 1881

Lors de la première Exposition internationale d'Électricité, le public français découvre le téléphone. 

 

1881 : création de la CNE (Caisse nationale d'épargne). 

 

1893 : La Poste à vélo... La Poste encourage les facteurs à faire du vélo. 

 

1900 : le premier logo postal. Il est en fer forgé, d'après un motif de style  «nouille» aux inspirations asiatiques. Il sera plusieurs fois modifié : en 1928, 1934, 1955, 1961 et 1978.

 

1918 : la première liaison aérienne. Naissance du chèque postal. 

 

1927 : création de l'Aéropostale. 

 

1939-1945 : SECONDE GUERRE MONDIALE ; un facteur sur 10 travaille pour la Résistance. 

 

1945 : usage de la motocyclette (Peugeot). 

 

1946 : (par décret) naissance de la Direction générale des télécommunications et de la Direction générale des postes). 

 

1952 : distribution rurale en voiture. 

 

1955 : sigle PTT (1952 : un P gothique). 

 

1957 : le facteur devient préposé. 

 

1960 : la naissance de l'oiseau (flèche, fusée). L'affichiste Guy Georget signe le nouveau logo de La Poste. Il est officialisé en 1961 et évolue en 1978, en passant de 5 à 3 parties. Cependant, le logo initial (1961) va perdurer jusqu'en 1984 pour qualifier l'ensemble du ministère. 

 

1962 : la couleur jaune est adoptée par La Poste. Jusqu'en 1950 les boîtes aux lettres étaient bleues marine et les véhicules postaux vers ou gris jusqu'en 1962.

 

1984 : création du TGV postal. 

 

1990 : la réforme des PTT sépare les Postes et les Télécomunications. Les 2 entités deviennent des entreprises publiques autonomes. 

 

1991 : La Poste devient une entreprise publique autonome. 

 

2010 : La Poste devient une société anonyme (à capitaux publiques depuis le 1er mars 2010) / actionnaires :  État français (73,68) ; Caisse des dépôts et consignations (26,32). 

 

2006 : création  de  la  Banque Postale 

 

Les services de La Poste (en 2018)

Services postaux, banque et assurances, téléphonie mobile, services numériques, aide à la personne, aménagement du territoire. 

 

 

 

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Louis XI (1423-1483), roi de France 1461-1483

 

 

 

 

 La POSTE À TRAVERS LES SIÈCLES

 

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Relais de poste à chevaux ; fin du XVIe siècle 

 

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Malle-poste : des voyageurs fortunés pouvaient prendre place à côté du courrier. 

 

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Diligence ; XIXe siècle 


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Diligence à trois corps des Messageries du Midi et du Commerce ; 1839

 

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Vêtement de courrier ; XVIIIe siècle 

 

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Vêtements du XIXe  siècles 

 

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Bureau des PTT ; XIXe siècle 

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Bottes  de postillions, les  bottes de 7 lieux 

 

DEFINITION
Le courrier : Porteur de lettres, il utilise les relais de la poste aux chevaux. Eux seuls –les courriers– parcourent toute la ligne en changeant de chevaux à chaque relais. Il sont accompagnés d'un postillion chargé de les guider jusqu'au relais suivant et de ramener les chevaux à  «vide» à leur relais d'origine. 
Le postillion : Homme attaché au service de la poste ; conducteur d'une voiture de poste (malle-poste) ; celui qui mène en le montant un des chevaux d'un attelage. 
Le facteur : Le nom facteur apparaît en 1638. À cette époque, le courrier est remis à un maître du courrier (qui fixe la somme dont devra s'acquitter le destinataire). Les lettres sont acheminées vers le bureau de poste, mais elles ne sont pas distribuées. Le  facteur sera le commis du maître de courrier : l'Homme charger de distribuer le courrier à domicile. 
Les bottes  de 7 lieues (lieue: mesure de l'Ancien régime, 28 km) : Elles seraient nommées ainsi, parce que la distances était d'environ 7 lieux  entre chaque relais de poste. 
 
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La Poste du XXe au XXIe siècle 

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L'Almanach des postes et des Télécommunications 

Les étrennes du facteur 

 

Dans la seconde partie de XVIIIe siècle, le “calendrier de cabinet” est proposé pour la première fois par les facteurs. 

 

Il prend le nom d'Almanach des postes en 1810, il devient l'Almanach des Postes et des Télégraphes (1880), puis  l'Almanach des PTT (1945), et enfin l'Almanach du facteur depuis 1989.

 

Les facteurs sont autorisés à le diffuser à leur propre compte depuis 1849. 


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La poste aux armées 

Les Postes dans la Grande Guerre (1914-1918)

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L'Aéropostale

Service postal et transport de passagers 

 

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Antoine de Saint-Exupey (1900-1944)

Il fut pilote dans l'Aérospostale

 

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 Jean Mermoz (1901-1936)

Il fut lui aussi pilote dans l'Aéropostale

 

D-LZ127_First_South_America_Flight_1934.jpgEnveloppe transportée par le premier vol vers l'Amérique du Sud du Graf Zeppelin en 1934.

 

 

 

 

La poste ailleurs 

La Russie, 1900 - 1987

 

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 Un facteur en 1913. 

©Ria Novosti

 

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Des facteurs  posent devant un bureau de poste, années 1900. 

Maison moscovite de la photographie 

 

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 Un facteur livre le courrier sur un navire de militaire soviétique, 1969.

©V. Kunyaev  / Tass

 

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 Des employées de la poste, 1963.

Tass

 

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Une employé de la poste donne des instructions à un stagiaire, 1987.

©Igor Zotin / Tass

 

_20181111_230926.JPGUne factrice livre le courrier à un éleveur de rennes, 1987,Grand Nord. 

 ©Semyon Maisterman / Tass

 

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Un facteur pendant la saison des pluies, 1987,  région de Briansk

©Leonid Sverdlov / Tass

 

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Un conducteur de char de l'Armée rouge demande à un facteur s'il a reçu du courrier, 1943.

 ©Rya Novosty

 

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 Une employée de la poste, 1938, Ivanovo. 

Maison moscovite de la photographie 

 

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Bureau central de la poste de Moscou, 1982

©Albert Puchkarev / Tass

 

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Des employées de la poste, Tchelny Naberejnye (Tatarstan). 

©Boris Myasnikov / Tass

 

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Un bureau d'information de la poste dans le halle d'entrée d'un immeuble résidentiel, 1977, Moscou. 

©Viktor Koshevoy /Tass

 

 

 

Lettres, timbres et acheminement

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Le plus ancien bureau de poste de France -1840

 

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Le premier timbre émis en France : le Cérès Noir

 

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Le livret de la Caisse nationale d'épargne (ancêtre du Livret A) 

CNE / La Poste

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Livret de Caisse nationale d'épargne -1889  (CNE) 

 

_20181104_143155.JPG_20181104_134406.JPG_20181104_134314.JPGLivret de Caisse nationale d'épargne  -1946  (CNE) 

 

 

Livret-Caisse-Nationale-dépargne.jpgLivret de Caisse nationale d'épargne - 1931 

 

 

 

ANCIENNES AFFICHES 

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Année 1974

 

_20181104_145440.JPGAnnées  1960/1970


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 Année 1962

 

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Vers 1970

 

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Année 1964  © L'Adresse Musée de La Poste

 

 

 

Bureaux de postes

et agences bancaires 

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La Poste du Louvre, Paris, France 

 

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La Poste du Mont Saint-Michel, Normandie, France 

 

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La Poste de la Tour Eiffel, Paris, France 

 

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La Poste, 3 rue Fontaine, Cergy Pontoise, France 

 

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Bureau  de poste 

 

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Bureau de poste : services postaux, banque et assurances, téléphonie mobile...

 

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L'observatoire National de la Présence Postale

 

 

SIÈGE SOCIAL 

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Le siège social de la Banque Postale, rue de Sèvres, Paris, France 

 

 

La Poste Le Louvre 

 

 

Un bref tour du monde

La poste :

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au Sénégal

 

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en Tunisie

 

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au Vietnam 

 

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en Russie 

 

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au japon

 

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au japon

 

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au Japon

 

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en Irlande 

 

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aux États-Unis 

 

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aux États-Unis. 

 

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à Venise 

 

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à Venise 

 

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à Vanuatu 

 

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à Vanuatu 

 

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à Vanuatu 

 

 

 

 

 

 5


 Citations


  

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 « La vraie compassion ce n'est pas jeter une pièce à un mendiant ; c'est comprendre la nécessité de restructurer l'édifice même qui produit des mendiants.» 

 

– Martin Luther King –

 

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 Le courage ne rugit pas toujours, parfois, le courage et cette petite voix calme à la fin de la journée qui dit

“ Je vais essayer à nouveau demain.” 

 

– Mary Anne Radmacher –

 

 

 

 

 

6


Comment  choisir  ma banque?

LES PROJETS CONTROVERSÉS DES BANQUE 

COMMENT FONCTIONNENT LES BANQUES ? 

COMMENT CHANGER DE BANQUE ? 

L'EFFORT DES BANQUES

L'ÉVASION FISCALE 

QUI FINANCE LES ARMES NUCLÉAIRES ?

– Les  Amis de la Terre France –

– ICAN –


 

 Le Amis de la Terre France

Choisis ta banque

 

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Voir aussi : le site des Amis de la Terre

 

 

OXFAM FRANCE 

Comment les banques françaises financent les énergies fossiles

– Novembre  2018  –

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L'effort des banques (françaises) 

- Sous réserve de vérifications -

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Source : ShareAction / La Tribune / décembre 2017

 

 

 

L'évasion fiscale 

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Source : Taxe Justice Network / janvier 2018

 

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Source : Oxfam / mars 2017

 

 

 

ICAN

Campagne internationale pour abolir les armes nucléaires

Qui finances les armes nucléaires ? 

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DON'T BANK ON THE BOMB20181110_002053.png20181110_002317.jpg



 

  “ La paranthèse ” 

-Les 10 plus grosses banques mondiales en volume d'actifs

-Les 3 banques françaises les plus éthiques

 

 

 – Elles sont grandes par leur volume d'actifs –

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Classement des 10 plus grosse banques mondiale  –2017/2018

 

 

– Elles sont grandes par leur éthique –

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_20181106_100943.JPGClassement des banques (françaises) les plus éthiques  –2018

 

 

 

 

 

 7


Voltaire

Francois-Marie Arouet

(1694-1778)


 

Candide, conte philosophique

(1759)

 

[...] un pauvre homme estropié qui raconte comment les esclaves sont maltraités dans les champs de cannes à sucre et ajoute cette phrase, toujours valable aujourd'hui : 

« C'est à ce prix-là que vous mangez du sucre en Europe. » 

À la fin de son périple, Candide se résout à une autre morale :     « Il faut cultiver son jardin.» La formule, restée célèbre, signifie qu'il faut oublier les grands discours philosophiques abstraits et inutiles et chercher à améliorer concrètement ce qui est à sa mesure. 

 

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 [Texte / source : extrait du LE PETIT LAROUSSE CULTURE GÉNÉRALE, Voltaire, une œuvre ironique et de combat, éd. Larousse] 

 



 

 

8


[Humour et Réflexion] 


 

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Finance verte

 

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Évasion fiscale 

 

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Échec et mat

 

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VS

 

 

 

 

 

 9


Présentation  de quelques banques

à travers le monde


 

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Siège social

JPMorgan Chase,  New-York, États-Unis

Première banque américaine

 

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Siège social

ICBC (Industrial and Commercial Bank of China), Pékin, Chine

Première banque mondiale

 

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Siège social 

HSBC (Hong-Kong & Shanghai Banking Corporation), Londre, Royaume-Uni 

Première banque européenne 

 

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Siège social 

BNP PARIBAS (Banque Nationale de Paris), Paris, France

Première banque française et deuxième banque européenne

 

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Siège social

Immeuble ou est installé le siège social de la Nef (Nouvelle économie fraternelle), Vaux-en-Velin, France

Une banque 100% éthique

 

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Siège social 

La Banca Monte dei Passchi di Siena (BMPS), Sienne, Italie

La plus ancienne banque encore en activité -1472

 

 

LE SIÈGE DE LA BANQUE POSTALE 

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 Salle du conseil 

© Vincent Fillon 

 

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Cafétéria

© Christian Richters 

 

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©Adeline Bommart

 

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 Siège social

La Banque Postale, Paris, France 

 – Banque et Citoyenne –

 



 

 

 10


Anciennes Affiches de banques françaises


 

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AFFICHES ANNÉES 1960/1970

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 11


ANCIENS LIVRETS

Livrets de la Caisse d'épargne et de la Caisse nationale d'épargne 

– Ancêtre du Livret A –


Livret d'épargne (ancêtre) du Livret A), premières commercialisations : 

 

–La Caisse d'épargne (et de prévoyance) : en 1818

–la Caisse nationale d'épargne (CNE/La Poste) : en 1881

 

 

La petite histoire de la Caisse d'Épargne et du Livret A

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Archive  de  la  Caisse  d'Epargne  Rhône Alpes  

Cet acte  notarié est celui d'une femme demandant à bénéficier librement de son salaire, comme le lui permet la loi du  13 juillet 1907.

 

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Archive de la Caisse d'Epargne Loire Centre  

Autorisation maritale d'un époux : son épouse est  déclaré  "non assistée par son mari”, en vertu de l'article 16 de la loi de 1895. Avec cet acte, elle peut dorénavant utiliser son compte seule, sans l'accord de son mari. 

 

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Instructions / Caisse d'épargne et de prévoyance 

 

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Livret A -1936 / Caisse d'épargne et de prevoyance

 

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 Fin

The end

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Article / sources |Photos de couverture (Simone Veil/boîte aux lettres La Poste & Station de métro parisien dans les années 1990) : Le groupe La Poste. Éthique et progrès : (extraits) Toute la culture générale, Éric Cobast, éd. Que sais-je ?. La grande histoire de la Banque :  Wikipédia. Petite réflexion philosophique, Prométhée : auteur Vlasios Maximus,illustration (photos) : Le Joueur d'échecs de Stefan Zweig par Martin Cross et Alexandre Bernhardt (théâtre). La poste à travers les siècles : PDF- Pédagogie. free. fr, La poste ailleurs / la Russie : Russia Beyond. Anciennes affiches de banques : eBay + book open édition. com (Livre de Hubert Bonin, Banque et identité commerciale, la Société Générale 1864-2014) L'Adresse le Musée de La Poste. Comment choisir ma banque : PDF- Les amis de la terre, Comment les banques françaises financent les énergies fossiles : OXFAM France, L'effort des banque : ShareAction, L'évasion fiscale : Taxe Justice Network Oxfam, Les 10 banques les plus éthiques : C BANQUE, MR MONDIALISATION.COM.  & La Banque Postale. Document/Anciens Livrets CNE : Amazon. Anciens Livrets (Caisse d'épargne) Documents/actes notariés (provenance : archives Caisse d'Épargne) sur Des femmes qui comptent (site), Livrets : ebay, Histoire : Capitaine Épargne La Caisse d'Épargne (Facebook). La grande histoire du courrier postal : (photos) Wikipédia Jenry Camus, Du messager au facteur. Siege social de la Banque Postal / photos : © Vincent Fillon, © Christian Richters. Classement des  Banques : Mr Mondialisation. com, Business Insider  et La Banque Postale.  


14/12/2018
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Les droits de l'Homme et du citoyen

 

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La Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen du 24 juin 1793.

 

 

 

 

 

« Ne soyons plus Anglais, ni Français, ni Allemand.

Soyons Européens.

Ne soyons plus Européens, soyons Hommes. 

Soyons l'humanité.

Il nous reste à abdiquer un dernier égoïsme : la patrie. »

(Victor Hugo)

 

« Ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c'est leur connerie, par leur différence. »

(Anna Gavalda)

 

 

 

 

 

En 1793, les députés ont souhaité compléter la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen de 1789. De tous les textes fondateurs des Lumières, la Déclaration de 1793 contient certainement celui qui donne les assises les plus solides pour garantir la liberté et la démocratie.

 


 

Articles -Déclaration de 1793


 

Préambule 

Le peuple français, convaincu que l'oubli et le mépris des droits naturels de l'homme sont les seules causes des malheurs du monde, a résolu d'exposer, dans une déclaration solennelle, ces droits sacrés et inaliénables, afin que tous les citoyens, pouvant comparer sans cesse les actes du gouvernement avec le but de toute institution sociale, ne se laissent jamais opprimer, avilir par la tyrannie ; afin que le peuple ait toujours devant les yeux les bases de sa liberté et de son bonheur ; le magistrat la règle de ses devoirs ; le législateur l'objet de sa mission. En conséquence, il proclame, en présence de l'Être suprême la Déclaration suivante des droits de l'homme et du citoyen.

 

 

Article premier 

Le but de la société est le bonheur commun. Le gouvernement est institué pour garantir à l'homme la jouissance de ses droits naturels et imprescriptibles.

 

 

Article 2

Ces droits sont l'égalité, la liberté, la sûreté, la propriété.

 

 

Article 3

Tous les hommes sont égaux par nature et devant la loi.

 

Article 4

La loi est l'expression libre et solennelle de la volonté générale ; elle est la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse ; elle ne peut ordonner que ce qui est juste et utile à la société ; elle ne peut défendre ce qui lui est nuisible. 

 

Article 5

Tous les citoyens sont également admissibles aux emplois publics. Les peuples libre ne connaissent d'autres motifs de préférence, dans leurs élections ; que les vertus et les talents.

 

Article 6
La liberté est le pouvoir qui appartient à l'homme de faire tout ce qui ne nuit pas aux droits d'autrui ; elle a pour principe la nature ; pour règle la justice ; pour sauvegarde la loi ; sa limite morale est dans cette maxime : Ne fais pas aux autres  ce que tu ne veux pas qu'il te soit fait.

 

Article 7

Le droit de manifester sa pensée et ses opinions, soit par la voie de la presse, soit de toute autre manière, le droit de s'assembler paisiblement, le libre exercice des cultes, ne peuvent être interdit. La nécessité d'énoncer ces droits suppose ou la présence ou le souvenir récent du despotisme.

 

 

Article 8

La sûreté consiste dans la protection accordée par la société à chacun de ses membres pour la conservation de sa personne, de ses droits et de ses propriétés.

 

Article 9

La loi doit protéger la liberté publique et individuelle contre l'oppression de ceux qui gouvernent. 

 

Article 10

Nul ne doit être accusé, arrêté ni détenu, que dans les cas déterminés par la loi et selon les formes qu'elle a prescrites. Tout citoyen, appelé ou saisi par l'autorité de la loi, doit obéir à l'instant ; il se rend coupable par la résistance.

 

Article 11

Tout acte exercé contre un homme hors des cas et sans les formes que la loi détermine, est arbitraire et tyrannique ; celui contre lequel on voudrait l'exécuter par la violence à le droit de le repousser par la force.

 

Article 12

Ceux qui solliciteraient, expédieraient, exécuteraient ou feraient exécuter des actes arbitraires, sont coupables et doivent être punis.

 

Article13
Tout homme étant présumé innocent jusqu'à ce qu'il ait été déclaré coupable, s'il est jugé indispensable de l'arrêté ; toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s'assurer de sa personne doit être sévèrement réprimée par la loi.

 

Article 14

Nul ne doit être jugé et puni qu'après avoir été entendu ou légalement appelé, et qu'en vertu d'une loi promulguée antérieurement au délit. La loi qui punirait des délits commis avant qu'elle existât serait une tyrannie ; l'effet rétroactif donné à la loi serait un crime.

 

Article 15

La loi  ne doit décerner que des peines strictement et évidemment nécessaires ; les peines doivent être proportionnées au délit et utiles à la société.

 

Article 16

Le droit de propriété est celui qui appartient à tout citoyen de jouir et de disposer à son gré de ses biens, de ses revenus, du fruit de son travail et de son industrie.

 

Article 17

Nul genre de travail, de culture, de commerce, ne peut être interdit à l'industrie des citoyens.

 

Article 18

Tout homme peut engager ses services, son temps ; mais il ne peut se vendre ni être vendu ; sa personne n'est pas une propriété aliénable. La loi ne reconnaît point de domesticité ; il ne peut exister qu'un engagement de soins et de reconnaissance, entre l'homme qui travaille et celui qui l'emploie.

 

Article 19

Nul ne peut être privé de la moindre portion de sa propriété sans son consentement si ce n'est lorsque la nécessité publique légalement constatée l'exige, et sous condition d'une juste et préalable indemnité.

 

Article 20

Une contribution ne peut être établie que pour l'utilité générale. Tous les citoyens ont le droit de concourir à l'établissement des contributions, d'en surveiller l'emploi, et de s'en faire rendre compte.

 

Article 21
Les secours publics sont une dette sacrée. La société doit la subsistance aux citoyens malheureux, soit en leur procurant du travail, soit en assurant les moyens d'exister à ceux qui sont hors d'état de travailler.

 

Article 22

L'instruction est le besoin de tous. La société doit favoriser de tout son pouvoir les progrès de la raison publique, et mettre l'instruction à la portée de tous les citoyens.

 

Article 23

La garantie sociale consiste dans l'action de tous pour assurer à chacun la jouissance et la conservation de ses droits ; cette garantie repose sur la souveraineté nationale.

 

Article 23

Elle ne peut exister, si les limites des fonctions publiques ne sont pas clairement déterminées par la loi, et si la responsabilité de tous les fonctionnaires n'est pas assurée.

 

Article 24
La souveraineté réside dans le peuple ; elle est une et indivisible, imprescriptible et inaliénable.

 

Article 26

Aucune portion du peuple ne peut exercer la puissance du peuple entier ; mais chaque section du souverain assemblée doit jouir du droit d'exprimer sa volonté avec une entière liberté.

 

Article 27

Que tout individu qui usurperait la souveraineté soit à l'instant mis à mort par les hommes libres.

 

Article 28
Un peuple à toujours le droit de revoir, de reformer et de changer sa constitution. Une génération ne peut assujettir à ses lois les générations futures.

 

Article 29

Chaque citoyen à un droit égal de concourir à la formation de la loi et à la nomination de ses mandataires ou de ses agents. 

 

Article 30

Les fonctions publiques sont essentiellement temporaires ; elles ne peuvent être considérées comme des distinctions ni comme des récompenses, mais comme des devoirs. 

 

Article 31

Les délits des mandataires du peuple et de ses agents ne doivent jamais être impunis. Nul n'a le droit de se prétendre plus inviolable que les autres citoyens.

 

Article 32

Le droit de présenter des pétitions aux dépositaires de l'autorité publique ne peut, en aucun cas, être interdit, suspendu ni limité.

 

Article 33

La résistance à l'oppression est la conséquence des autres droits de l'homme.

 

Article 34
Il y a oppression contre le corps social, lorsqu'un seul de ses membres est opprimé. Il y a oppression contre chaque membre lorsque le corps social est opprimé.

 

Article 35
Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.

 

 

 

 

 

Les rédacteurs de la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen de 1789

 

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Mirabeau (1749-1791)

Honorée Gabriel Riqueti, comte de Mirabeau

Révolutionnaire français

Écrivain, diplomate, franc-maçon, journaliste et homme politique français

Rédacteur du Préambule de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen.

 

 

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Jean-Joseph Mounier (1758-1806)

Avocat et homme politique français

Rédacteur du Préambule de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen.

 

 

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Champion de Cicé

Jérôme Champion de Cicé 

Homme d'Église et homme politique français 

 

Nommé Garde des sceaux par Louis XVI

Rédacteur de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen  avec le Sixième bureau.

 

 

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Préambule de la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen de 1789.

 

 

Le_Barbier_Dichiarazione_dei_diritti_dell'uomo.jpgDéclaration des droits de l'Homme et du citoyen de 1789.

(Le Barbier, 1789, huile sur toile)

 

 

 

 

 

De l'éducation...
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«De toute les folies et aberrations qu'on rencontre dans l'humanité, celle qui me paraît la plus inconcevable, c'est que l'Homme, pendant son passage sur la terre, n'ai pas la curiosité de la connaître tout entière.»
(Alain Gerbault)
 
2005869lpw-2008428-africa-jpg_3038559.jpgAyade (actuel Soudan du Sud), mars 1993, une fillette soudanaise luttant pour sa survie.
Une photo de Kevin Carter

 

 

 

 

 

Culture, réflexion, éducation
 
[...] À mes yeux, la famille Sahid est parfaite. Elle incarne la générosité et le courage qui exalte la nature humaine. Azahar est un père de famille exemplaire. Dans un monde si complexe, devenu si égoïste, accueillir les étrangers de passage comme s'il étaient des frères ou des fils, et leur permettre d'aller présenter leur pays et leur culture à d'autres enfants, mériterait qu'on lui décerne le prix Nobel de la paix parce qu'il participe activement aux relations interculturelles dont le monde a tellement besoin. Je souhaite à cet homme de vivre longtemps et de faire partager ses valeurs à la terre entière. [...]
(Un père de famille résidant à Penang (Djakarta)
 
 
[...] Dans la ville de Wuhan, il m'est donné de vivre une autre expérience impressionnante et amusante : je participe à un cours au milieu d'élèves chinois d'une douzaine d'années. Difficile de ne pas comparer à ce que je vivais à leur âge. Dans ma classe, il y avait alors des bavardages, des commentaires et toutes sortes de pitreries qui faisaient rire la galerie. Là, pas un gosse ne bouge une oreille. Pas un signe de déconcentration ni d'effronterie : du travail, du travail et encore du travail. On apprend par coeur, puis on répète les leçons au professeur. Les méthodes d'enseignement n'ont visiblement pas beaucoup changé depuis l'époque de Mao. Petits ou grands, la faculté de travail des chinois m'impressionne. Dans ce pays -tout comme en Inde- les parents ne cessent d'encourager leur progéniture à devenir ingénieur ou médecin, à étudier à l'étranger -plus de 50 000 étudiants aux États-Unis en 2005-, à combler leurs lacunes linguistiques -preuve en est l'incroyable développement des instituts enseignants la langue de Shakespeare à chaque coin de rue. [...]
(Un cours au milieu d'élèves chinois)
 
 
[...] –Pensez-vous que le régime tiendra longtemps ? 
–Oui, il tiendra encore longtemps, aussi longtemps que vivront Kim Jong-il et ses descendants. L'amour pour le grand leader est réel en Corée du Nord. Nous sommes élevés en apprenant à adorer les dirigeants. Personne ne pense donc à les critiquer, encore moins à les renverser. La plupart des gens, en Corée du Nord, ignorent ce qu'est la liberté. Même si on leur offrait, ils ne sauraient pas quoi en faire. Ils se sentiraient perdus. J'ai eu pour ma part beaucoup de mal à m'habituer à un style de vie où il me fallait apprendre à penser par moi-même. [...]
(Le témoignage d'une réfugiée nord-coréenne ayant réussi à fuire le régime)
 
Le monde en stop  de Ludovic Hubler, Èditions Georama

 

 

 

 

 

La légende du sage Hélénos
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Une légende raconte que le puissant législateur d'une Cité lointaine, en proie à de perpétuelles violences intercommunautaires, alla trouver un dénommer Hélénos, un citoyen jouissant d'une grande sagesse.
–Hélénos, on dit que tu es un philosophe, on dit que tu es le citoyen le plus sage. Pourrais-tu écrire des lois capables de répandre la tolérance et la paix dans toute la Cité ?  J'ordonnerai qu'elles soient gravées partout où il te semblera judicieux de le faire.
–J'en doute ! mais je ferai de mon mieux, dit le sage Hélénos.
Et il fut écrit, sur le fronton de chaque école et sur tous les cahiers de classe, ces simples mots : 
 
ICI ON DOUTE DE TOUT
ICI ON PROUVE
ICI ON CRITIQUE 
 
Et il vint un jour où les dialogues et les compromis prirent le pas sur les violences. Et il vint aussi un jour où les violences disparurent, et avec elles les certitudes absolues, temporelles ou spirituelles, qui furent leurs fondements. Alors, et toujours selon la légende, on raconte que la Cité supplanta toutes les autres par son génie, ses richesses et sa splendeur, et qu'elle connue une paix perpétuelle...
(Texte : Vlasios Maximus) 

 

 

 

 

Des valeurs et de la liberté

 

 

 

 

 

Voir aussi : Justice : Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen de 1789, Déclaration universelle des droits de l'Homme de 1948 ; droits et démarches, actualités, textes et réformes...

 

 

 

 

Article / sources : CRNB. Droits de l'Homme, Ministère de la Justice. Le monde en stop de Ludovic Hubler, Éd. Géorama. Philosophie -La légende du sage Aron (auteur/texte) : Vlasios Maximus.


09/06/2017
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Introduction à la philosophie

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"La politique s'oppose à la morale, comme la philosophie à la naïveté"

Emmanuel Levinas (1906-1995)

 

 

 

 

 

Thalès ou de l'invention de la philosophie 

Vers 600 avant notre ère 

 

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Thalès de Milet (~624 à ~546), mathématicien et philosophe grec

 

 

[...] Si bien que, devant cette multiplicité extrême d'opinions, sur des choses en somme importantes, Thales s'est mis à douter, et à douter tellement qu'il à rejeté fermement tout ce qui venait des prêtres, des poètes, des législateurs, bref de la Tradition, ou des Autres. Et il s'est mis à penser par lui-même, ne faisant confiance qu'à sa propre raison. Il venait d'inventer la philosophie !

 

Car c'est là la grande invention de Thalès. Ne pas accepter les opinions d'autrui - aussi vénérables et anciennes et prestigieuses soient-elles -, mais tenter de se faire une opinion soi-même. Inventer la philosophie, c'était accorder plus de prix à la raison humaine qu'aux traditions des Hommes. [...] Il y a encore des philosophes aujourd'hui. Ils ne méritent le nom de philosophe que s'ils pensent par eux-même, rejetant comme suspecte toute pensée émanant de quiconque, quel que soit éventuellement le prestige accordé à cette pensée par le corps social. Ce qui ne signifie pas que chaque philosophe doit rejeter tout ce qui a été pensé avant lui. Mais il doit soumettre toute idée qui lui est proposée, sans la moindre défaillance, à l'examen de son propre jugement. [...]

 

[...] Les systèmes de pensée de l'Antiquité, en Inde ou en Chine, par exemple, comme le confucianisme et le bouddhisme, ne peuvent pas être considérés comme des philosophies, car ces systèmes ne rejettent pas toutes la tradition de leur lieu d'émergence. Au contraire, ces "sagesses" sont basées sur le respect superstitieux d'un "sacré" qui n'est jamais mis en doute. [...]

 

[...] La philosophie tente de répondre à toutes les questions. Ce n'est pas une discipline intellectuelle ayant un objet délimité, comme l'astronomie qui ne s'intéresse qu'aux astres, le droit qui ne s'intéresse qu'aux lois ou la zoologie qui ne s'intéresse qu'aux animaux. La philosophie s'intéresse à Tout, à l'Univers visible et invisible. [...]

 

En résumé, la philosophie est une étude qui à une méthode : le raisonnement, et un objet : tout.

 

 

 

 

Aristote et la logique 

Vers 340 avant notre ère 

 

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Aristote (384 à 322), philosophe grec

 

En 335, il fonde à Athènes, dans un gymnase consacré à Apollon Lycien, une école de philosophie que l'on appellera le lycée et qui sera, pendant longtemps, le plus haut lieu d'enseignement philosophique, même après la mort du maître.

 

Aristote est fréquemment considéré comme le plus grand philosophe de tout les temps. Celui dont la pensée à probablement eu l'influence la plus importante et la plus durable sur ces successeurs et, par conséquence, sur l'humanité tout entière.

 

[...] Si, depuis Thalès, les penseurs savent qu'ils peuvent penser par eux-même grâce à la raison, au logos, il était indispensable, en effet, d'établir le mode d'emploi de ce logos. C'est ce que l'on appellera la "logique", invention d'Aristote, découverte décisive de l'esprit humain. Il ne suffit pas d'avoir un outil, il faut encore savoir comment s'en servir... [...]

 

[...] La logique d'Aristote débouche sur une théorie très développée du syllogisme, qui est un raisonnement en trois temps. L'exemple de syllogisme sans doute le plus fameux est :

 

"Tous les Hommes sont mortels.

Socrate est un Homme.

Donc Socrate est mortel." 

 

  

 

 

De la science 

20 mai 1543

 

[...] La philosophie naît en Grèce, nous l'avons vu, avec l'oeuvre de Thalès de Milet. C'est déjà la philosophie, c'est-à-dire 1. le rejet des traditions, 2. l'observation, 3. le raisonnement. Mais ce n'est pas encore la science, parce que l'observation est "naïve" est que le raisonnement, à partir de l'observation insuffisante, ne peut que développer des idées insatisfaisantes. Mais c'est le point de départ indispensable !
La science naîtra ensuite quand l'observation perdra son innocence par le moyen de l'instrumentation et que le raisonnement sera enrichi de moyens mathématiques.
Le facteur décisif qui va faire naître la science au sein de la philosophie -car il est bien certain que la science est une continuation de l'effort des philosophes- c'est donc l'instrumentation, c'est-à-dire le recours aux instruments. [...]
[...] ce moment, vraiment décisive, où le philosophe -en train de devenir un scientifique- complète ses observations par l'usage d'instruments qui, d'une part, augmentent considérablement ses possibilités d'observation liées à ses limites sensorielles et, d'autre part, lui permettent de quantifier les phénomènes observés. Grâce aux instruments, le savant observe mieux que le philosophe, et il "mesure", il obtient des nombres sur lesquels il pourra raisonner grâce aux mathématiques. [...]
D'après notre définition de la science -une philosophie soutenue par l'instrumentation-, il est clair que la science naîtra quand l'instrumentation commencera à être utilisé par les philosophes. [...]
[...] Pour déterminer la date d'apparition de la science ainsi comprise, il faut donc chercher à quelle époque l'on a commencé à se servir d'instruments dans le but d'observation. 
Les historiens, habituellement, datent la science "moderne" (ce que appelons vraiment la science) du 20 mai 1543. Je veux bien retenir cette date, comme un mouvement symbolique de la séparation de la science de la philosophie. Mais il faut bien voir que cette date, qui est celle de la parution du grand livre de Copernic, concerne un ouvrage qui, en fait, appartient encore, intellectuellement, au Moyen Âge. Ce n'est pas l'hypothèse de Copernic qui fonde l'astronome en tant que science, mais c'est la lunette astrologique (donc un instrument) par Galilée, en 1610 [...]

 

 

 

 

Descartes ou de la géométrie analytique 

René Descartes (1596-1650), philosophe et savant français

 

C'est le 5 juin 1637 que parait un des plus beaux textes de littérature, un des plus pénétrants ouvrages de philosophie, un des plus décisifs et innovants traités de mathématiques, et une des pages les plus suavemement ironique de toute l'histoire, depuis qu'il y a des écrivains. [...]

 

L'ouvrage  -un des premiers textes scientifiques importants publiés en langue française, à une époque où les docts écrivent en latin- s'intitule Discours de la méthode pour bien conduire sa raison, chercher la vérité dans la science. Plus la dioptrique, les météores et la géométrie, qui sont des essais de cette méthode. C'est un volume de 78 pages (le "discours") plus de 418 pages (les "essais") qui paraît chez Jean Mair, à Leyde. L'apport philosophique de ce texte est considérable. Il fonde un nouveau rationalisme par rapport auquel tous les philosophes venant après Descartes devront se positionner, pour ou contre.

 

 

 

Critique de la raison pure

Fin du XVIIIème siècle 

 

«Aucune connaissance ne précède en nous l'expérience, et toutes commencent avec elle [...] une question qui exige un examen plus approfondi [... est. ...] de savoir s'il il y a une connaissance indépendante de l'expérience et même de toutes les impressions des sens.»

Emmanuel Kaant

 

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Emmanuel Kant (1724-1804), philosophe allemand ; Emmanuel Kant, philosophe des Lumières : "Que puis-je savoir, que puis-je faire, que puis-je espérer ?

 

 

[...] Heureusement il y eut, à la fin du XVIIIème siècle, un penseur extraordinaire qui, à lui tout seul, effectua la Révolution philosophique (allemande), comme quelques dizaines d'ingénieurs avaient, de leur côté, effectué la Révolution industrielle (anglaise). [...]

 

[...] Son oeuvre est d'une importance capitale, décisive, à  nulle autre pareille. Dans un effort suprême de haute intelligence, Kant ira au plus profond des être et des choses, effectuant une synthèse magistrale et probablement indépassable de tous les savoirs de son temps. Il va révolutionner jusque dans leurs assises les plus ferme (que l'on croyait fermes, avant lui) toutes les connaissances des Hommes. Il élabore une "critique", c'est à dire une analyse radicale et impitoyable de tout ce que l'on a dit avant lui, et il expose les limites infranchissables de tout ce que l'on pourra dire après lui. [...]

 

Son ouvrage le plus remarquable, le plus grand chef-d'oeuvre de haute pensée de tous les temps, est publié en 1781 : Critik der reinen Vernunft, chez Johann Friedrich Harrknoch, à Riga ("Critique de la raison pure"). [...]

 

Kant analyse, le plus profondément qu'il était possible à un Homme de le faire, la nature de l'esprit humain, qu'il reconnaît formé de trois instances communiquantes, di Sinnlichkeit, der Verstand, di Vernunft. L'esprit de l'Homme est formé d'une sensibilité, d'un entendement, et d'une raison. [...]

 

La Révolution philosophique réalisé par Kant sera suivie par un travail métaphysique intense dû à ses successeurs, parmi lesquels les plus importants sont Johann-Gottlieb Fichte (1762-1814) et George Wilhem Friedrich Hegel (1770-1831). [...]

 

 

 

 

Qu'est ce que la philosophie ?

La philosophie générale est le  nouveau nom de la métaphysique, de plus en plus suspecte aux yeux de penseurs soucieux de rompre avec un passé où la philosophie première était trop souvent associée à la religion. Mais sous ce nom comme sous l'ancien, la métaphysique reste la discussion des problèmes ultimes que posent la Vie et la Mort, l'Être et le Néant, la matière et l'esprit, l'existence du monde et celle des Hommes. Elle correspond à une exigence fondamentale de l'intélligence humaine, celle de savoir le dernier mot de tout, la signification ultime des  choses et des êtres, de la conscience ou de l'histoire.

 

Tout hommes qui réfléchit dans un secteur quelconque du savoir, se trouvent insensiblement entraîné vers une recherche de plus en plus profonde, celle d'une loi généralisable, d'une idée "transposable" sur les autres secteurs de la science, et à partir de laquelle tout "prend un sens". Devant une inclination naturelle de l'intélligence, les spécialistes réagissent de trois manières : 

 

1. ou bien ils s'élancent hardiment dans la voie de la philosophie générale tels Alexis Carrel ("L'homme, cet inconnu"), Lecompte du Noüy (L'avenir de l'esprit), G. Mercier ("Le dynamisme ascentionnel) ou tout récemment Wiener ("Cybernetic")... et tant d'autres, venus de tous les points de l'horizon scientifiques ;

 

2. ou bien ils s'y engagent "jusqu'à un certain point" esquissant une orientation de leur pensée mais laissant "aux philosophes" le soin d'en tirer des conclusions. Ainsi serait "Matière et Lumière" de Louis de Broglie ;

 

3. ou bien enfin il refusent de "faire de la métaphysique" parce que généralement "métaphysique" signifie pour eux "hors de la portée de toute preuve, de toute vérification, de toute expérience" et par conséquent susceptible de donner lieu aux élucubrations les plus fantaisistes qu'on laissent avec mépris aux philosophes.

 

Mais à côté de ces proclamations pleine de bravoure, nous voyons ces chercheurs aboutir pour leur compte à une authentique métaphysique, c'est-à-dire à une conception de la vie, à un systéme de monde, car déclarer qu"il n'y a rien au-delà de l'expérience" par exemple, c'est "faire de la métaphysique" et même une métaphysique implicite qui se dispense de se justifier. Le philosophe est justement celui qui entreprend de chercher méthodiquement à vérifier une assertion générale de ce genre, de la "pousser" dans tous ses retranchements, et de transporter ensuite sur tous les problèmes la clarté du premier principe.

 

Une philosophie est une méthaphysique dans l'exacte mesure où un thème unique s'y trouve transposé dans toutes les formes de l'expérience ;  toutes philosophie est un "système". L'énoncé d'une telle proposition peut surprendre. Il y a, en effet, beaucoup de philosophes qui ont précisément voulut éviter le "système" et l'esprit de système, à tel point que certains ont délibérément renoncé à une "mise en forme" de leur philosophie. De Pascal à Kierkegaard et à Gabriel Marcel, les philosophes romantiques ont réagi par là contre l'intéllecualisme suspect d'artificialité et d'une sorte de "facilité logique". Mais ces philosophes, quoi que non systématisées, sont cependant thématisées. Une idée, un sentiment ou une attitude persistent à travers le déroulement de la pensée. Il n'y a pas de système sur le plan de l'expression, mais il y a une organisation de la pensée. D'autre part, dire qu'il n'y a pas de système possible, c'est encore systématiser, de même que dire qu' "il n'y à pas de principe absolu" c'est poser ce principe comme un absolu, et dire "tout est absurde, il n'y a rien d'intélligible", c'est poser une proposition déduite, ou induite des expériences proposées, et donc présenté comme une conclusion logique.

 

Une philosophie est ainsi une conception générale du monde et de l'existence réfléchie à partir d'expériences totales, c'est à dire vécues sans cette "réduction" que leur fait subir un point de vue scientifique spécialisé, et aboutissent à une conduite pratique, c'est à dire à une morale. Lorsqu'un Homme à "des idées" sur l'existence, "des idées" sur la matière, "des idées" sur Dieu, des idées sur la société, sur l'histoire, sur la nature humaine ou sur le progrès morale qui ne présentent entre elles aucun lien rationnel, cela suffit pour affirmer qu'il n'est pas philosophe.

 

Les grands philosophes de l'histoire nous présente des "systèmes" qui se fondent sur des expériences différentes et qui aboutissent à des principes différents, mais qui tous ont cette unité et cette harmonie rationnelle, belle et vraie dans un certain sens, en tout cas exemplaires et invitant à la réflexion...  

 

 

 

 

 Philosophes et citations

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Platon (Athènes, v. 427-347 av. J.-C.), philosophe grec

 

" Le corps est le tombeau de l'âme "

 

 

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René Descartes (1596-1650), philosophe français

 

Cogito ergo sum ("Je pense, donc je suis")

 

 

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Hannah Arendt, philosophe  allemande (1906-1975)

 


"C'est dans le vide de la pensée que s'inscrit le mal"
 

 

 

 

 

 

Article CRNB /sources : Thalès ou de l'invention de  la philosophie, Aristote et la logique, De la science, Descartes ou de la géométrie analytique, Critique de la raison pure : Jean C. Baudet, philosophe et historien ; Les Grandes Inventions,  éd. Jourdan. Qu'est-ce que la philosophie : Roger Mucchielli, Philosophie de la connaissance.

 


05/08/2014
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École, culture et démocratie

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«Toute forme de mépris, si elle intervient en politique,  prépare ou instaure le fascisme.»

(Albert Camus)

 


Aujourd'hui, Celles et Ceux qui invitent leurs contemporains à se tenir à l'abrit des populistes et des partis politiques extrémistes sont bel et bien dans la droite ligne des idées républicaines des "Pères fondateurs" de la démocratie contemporaine. Ce sont les autres : ceux qui ont pactisé avec le "Diable", avec la "Bête immonde" ; ce sont ceux qui considèrent les populistes comme des "gens fréquentables" qui se sont fourvoyés : ils ont bel et bien trahi l'idéal des Pères fondateurs dont l'une des volontés suprêmes suppose que les citoyens soient suffisamment instruits pour rejeter spontanément les candidatures populistes, évitant ainsi les risques de division, d'affaiblissement et de dérives autoritaires.

 

(Vlasios  Maximus, auteur)


 

 

 

 

 

Instruire le peuple

 

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La liberté. guidant le peuple  (Eugène Delacroix, 1830)

 

Tout change avec la Révolution française. Condorcet, le dernier des philosophes français du XVIIIe siècle, prépare en 1792 un projet d'enseignement élémentaire laïque et général reposant sur le principe d'une sélection par le mérite : pour Condorcet, il ne peut y avoir de souveraineté nationale sans instruction généralisée. Mais la radicalisation de la Révolution française, la difficulté presque insurmontable à trouver le personnel et le financement nécessaire à une telle ambition font ajourner le projet. La Convention, puis Bonaparte réorganisent en profondeur les enseignements secondaire et supérieur (les lycées sont créés en 1810), mais les écoles élémentaires sont laissées à la discrétion des municipalités. 

 

En France, commencée sous la monarchie de Juillet par la loi Guizot (1833), poursuivie sous le Second Empire, la mise en place d'écoles élémentaires publiques est généralisée au début des années 1880. Œuvre majeure de la IIIe République, et notamment de Jules Ferry, la création d'un enseignement primaire gratuit, laïque et obligatoire marque un tournant décisif et peut être considéré comme la concrétisation, à un siècle d'intervalle, du projet esquissé par Condorcet au début de la Révolution.

 

Au XXe siècle, l'extension de la scolarité obligatoire jusqu'à quatorze ans (1936), puis jusqu'à 16 ans (1959) conduira à ouvrir à tous l'accès au premier cycle de l'enseignement secondaire (les collèges sont créés en 1975, loi Haby). 

 

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La démocratie représentative 

 

Historiens et politologues ont vu, dans les intérêts de classe et les enjeux de pouvoir, les causes de la mise en place tardive de cette démocratie qu'impliquaient pourtant les textes fondateurs :

 

La Déclaration des droits de l'homme et du citoyens (1789). Cette dernière pose tous les principes de la démocratie, mais la Constitution de 1791 (comme les suivantes) établit un suffrage censitaire qui prive les pauvres de droits civiques. 

 

Certes, mais il faut aussi souligner la conscience que les hommes publics du XVIIIe et du début du XIXE siècle ont de l'inculture politique des masses populaires. La crainte des dérives démagogiques et de la manipulation d'un électorat immature est réelle : «autant demander à un aveugle de choisir des couleurs !» s'écrie à la Convention de Philadelphie  (1787) l'Américain Hamilton quand il est question d'instaurer le suffrage universel. Les événements montrent qu'il ne s'agit pas d'un phantasme : quand, en 1848, les républicains français amenés au pouvoir par la révolution de Février accordent le droit de vote à tous les citoyens mâles et majeurs, un raz-de-marée électoral porte à la présidence, par la seule vertu de son nom et de promesses démagogiques, le prince Louis Napoléon Bonaparte, neveu de Napoléon Ier. Imitant son oncle,  il renverse la IIe République, le 2 décembre 1851, pour rétablir l'Empire. L'institution de la démocratie va donc passer par l'instruction du peuple et l'élévation générale du niveau culturel : en France, les lois Ferry sur l'école (1880) sont, avec l'établissement de la liberté d'expression, l'un des actes marquants de la IIIe République, restaurée après 1870. Seule l'accession des citoyens à la maturité politique peut faire du système représentatif  l'instrument d'une démocratie authentique. Elle a pour corollaire, la formation de partis défendant des options et dont l'alternance au gouvernement permet à toutes les familles d'opinion de se faire entendre.

 

En France, l'année 1944 symbolise l'avènement d'une véritable démocratie, celle ou les femmes obtiennent (pour la première fois) le droit de vote, qu'elles exerceront lors des élections législatives de 1945.

 

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Citations

 

«Le meilleur argument contre la démocratie est une conversation de cinq minutes avec l'électeur moyen.»

(Winston Churchill)

 

 

«La démocratie est d'abord un état d'esprit.»

(Pierre Mendès France)

 

«L'éducation est ce qui reste après qu'on ait oublié ce qu'on a appris à l'école.»

(Albert Einstein)

 

«Si l'on veut progresser, il faut éduquer les filles. Lorsque vous éduquez les filles, vous changez l'ensemble de la communauté, l'ensemble de la société.»

(Malala Yousafzai)

 

 

 

 

De Condorcet à Kant

 

[...] On compte également sur l'éducation de l'individu et du citoyen qui permettra leur émancipation. L'Histoire elle-même sera pensée par Kant ou Condorcet, en termes d'éducation de l'humanité. [...]

 

[...] Pour Condorcet, le progrès des connaissances doit rendre les Hommes vertueux ; Kant (1724-1804) estime au contraire que c'est le devoir moral de progrès qui nous oblige à connaître toujours d'avantage : autre conception des Lumières. Non seulement nous avons, selon Kant, le devoir de progresser, mais nous avons le devoir de nous croire capable de progresser, à l'infini, vers la perfection morale ; tel est le sens que reçoit, dans la Critique de la raison pratique  (1788), la foi en l'immortalité de l'âme. [...]

 

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Nicolas de Condorcet (1743-1794)

Marie Jean Antoine Nicolas de Caritat, marquis de Condorcet 

Philosophe, économiste, mathématicien et homme politique français, représentant des Lumières.

 

 

 

 


L'éducation est une arme...

 

Genèse | Chapitre 9 : verset 27

Que Dieu étende les possessions de Japhet, qu'il habite dans les tentes de Sem et que Canaan soit leur esclave.

02.31


 

 

 

 

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Culture et instinct de conservation 
Ouvrant la voie aux manipulations des démagogues, la démocratie est faillible ; pour la maintenir à l'abrit de l'intolérance, à l'abrit des nationalismes, des rigorismes religieux et de tout autre mouvement extrémistes qui vident les démocraties de leurs substances salutaires, l'instruction et le seul rempart : si celle-ci n'est en rien le gage d'une bienveillance généralisée, elle renferme néanmoins le pouvoir de favoriser la paix, l'humanisme et la puissance de la Cité en rendant le plus grands nombre imperméable aux propositions simplistes qui divisent,  fragilisent et ne générent que violence et apauvrissement : désignation de boucs émissaires, repli sur soi, survalorisation du spirituel au détriment de la raison, etc.
La culture est la somme des savoirs acquis et les connaissances dont l'Homme se sert pour s'entendre avec les membres de son groupe (nation, communauté). Ses concepts, ses idées, ses règles doivent permettre une valorisation identitaire personnelle suffisante et une adhésion, plus ou moins spontanée, aux valeurs dominantes qui structurent le groupe.. La culture ayant pour fondement le développement et la conservation de l'espèce, les institutions (familles, écoles, États) chargées de fabriquer des esprits citoyens et de distribuer les differents savoirs doivent opter pour un enseignement favorisant le rationnel (laïque), humaniste et global : offrant une vision étendue. Les institutions ont clairement échoué, lorsque :
-les certitudes considérées comme absolues (culturelles ou cultuelles) gagnent du terrain, se répandent dans la Cité : dominent le scepticisme et, par répercussion, affaiblissement ou alienent  l'esprit critique et la raison ;
-ou encore, quand les différences culturelles génèrent des tensions et structurent des valeurs diminantes parallèles, cessant alors de valoriser l'existence du plus grand nombre pour favoriser, dorénavant, le repli sur soi, le communautarisme et la violence dans le groupe (nation) ou entre les différents groupes : lorsque la criminalité se substitue aux dialogues et devient un mode de valorisation identitaire à part entière.
Je ne connais qu'un seul devoir, une unique priorité, celle-ci est un absolu qui doit se substituer à tout autre priorité politique : maintenir la cohésion entre les citoyens, entre les femmes, entre les hommes, entre les femmes et les hommes, entre les citoyens et les étrangers, avec les étrangers de passage autant qu'avec ceux qui participent à la construction de la Cité, entre les plus riches et les plus pauvres, et ce, quelque soit l'origine ou la religion de chacune et chacun d'entre-eux. La cohésion dans le groupe est un devoir absolu ; la compréhension et la tolérance mutuelles entre les groupes par le dialogue, la promotion et l'entretien de certaines valeurs dites universelles est un devoir à cultiver chaque jour...
(Vlasios Maximus, auteur)
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Franklin Delano Roosevelt 

 

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Franklin Delano Roosevelt (Parti démocrate) en campagne électorale (1932), États-Unis. 

 

 

 

 

Le droit d'ingérence

 

Lancée au début en 1979 par le philosophe Jean-François Revel, la notion de «droit d'ingérence», développée et promue par Marion Bettati et Bernard Kouchner, postule que le principe de la souveraineté étatique peut être remis en cause pour remédier à des situations humanitaires critiques. Elle a été ensuite reformulée et éducolorée par la «Commission internationale sur l'intervention de l'État», co-présidée par Gareth Evans et Mohamed Sahnoun, dans un rapport intitulé «la responsabilité de protéger» (décembre 2001). Visant à empêcher les «atrocités de masse», les principes qui étaient énoncés ont été approuvés par les chefs d'États et de gouvernement de l'ONU réunis au Sommet Mondial de 2005, endossés par le Conseil de Sécurité en 2006 et ont fait l'objet d'un rapport, en 2009, du Secrétaire général de l'ONU sur leur mise en oeuvre.

(La puissance au XXIe siècle, Pierre Buhler, CNRS Éditions)

 

 

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Jean-François Revel (1924-2006), Philosophe et académicien français ; théoricien du «droit d'ingérence».

 

 

 

 

Les premiers projets de paix en Europe

 

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 Sir William Penn (amiral)

 

William Penn (1644-1693) / quaker : entrepreneur et philosophe anglais ; homme politique ; fondateur de la province de Pennsylvanie (États-Unis).

 

Proposition (1693) : pour assurer la paix en Europe il serait constitué une «Diète générale, un État ou Parlement»  habilité à établir des règles de justice à observer par tous les membres. Une Diète formée de délégués des États et légiférant à la majorité qualifiée.

 

William Penn défendait une parfaite liberté religieuse : «Il vaut mieux appartenir à aucune Église que d'en être un membre intolérant.»

 

 

 

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L'abbé  de Saint-Pierre

 

Charles-Iréné Castel de Saint-Pierre (1658-1743), écrivain, diplomate et académicien français : précurseur de la philosophie des Lumières ; négociateur du Traité d'Ultrecht (1712-1713) ; père de la polysynodie (système de gouvernance par conseil instauré en France de 1715 à 1718) ; inspirateur de la pensée politique de Jean-Jacques Rousseau.

 

L'abbé de Saint-Pierre disait : «La dévotion est la petite vérole de l'âme ; tous les esprits faibles en reste marqués.»

 

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Il y a des postérités qui se bonifient au fil du temps...

 

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Projet pour rendre la paix perpétuelle en Europe  de l'abbé de Saint-Pierre (1713).

 

  


 

 

« Nos livres et nos crayons sont nos armes les plus puissantes.»

(Malala Yousafzai, militante pakistanaise)

 

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Article / sources : Couvrrture : Star Wars -Le retour du Jedi Culture générale, Ed. Hatier ; Philosophie : Vlasios Maximus ; La puissance au XXIe siècle, Pierre Buhler, éd. Biblis.


28/04/2017
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